Ce blog va retracer notre projet humanitaire à travers l'afrique, soit le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, et le Bénin où nous avons installé une salle d'informatique dans une école de Cotonou. Une expérience de 6 mois qui nous a touché, ouvert un autre regard sur le monde et surtout donné l'envie de continuer notre action. Alors voici les nouvelles de notre association African Puzzle!
La joie d'être à l'école.
Pour soutenir notre action au Bénin: Raiffeisen compte 10-9374-7 mention Africanpuzzle CH60 8047 2000 0059 4815 0
Nos ordinateurs ,une belle image de la solidarité suisse en Afrique.
Salle informatique de Sainte-Rita
Le bonheur de partager
Nous proposons à des étudiants suisses de nous accompagner au Bénin afin de partager un peu de leur énergie et générosité en nous aidant dans nos diverses actions sur le terrain.
Pâques 2013
15 jours pour installer 2 salles informatiques, rendre visites à tous nos enfants parrainés et distribuer du matériel scolaire ainsi que des habits. Tout ça grâce à l'aide nos 8 volontaires !
36 enfants parrainés pour l'année 2013-2014
Avec 8.- par mois, vous pouvez offrir la joie à un enfant en lui permettant de devenir élève simplement.
Notre association
Depuis notre retour nous avons donc crée une association, African Puzzle, qui vise à améliorer la scolarité des élèves béninois. Deux nouvelles salles informatiques sont en cours d'installation et déjà 36 enfants sont parrainés!
SPOT
Si vous voulez mieux connaître le Bénin...
samedi 16 octobre 2010
Les marchés de Cotonou
Des couleurs plein la vue!
La ville de Cotonou est divisée en plusieurs quartiers, administrés par 24 mairies.
Des ruelles en terre ou pavées, numérotées et quadrillées, qui ressemblent les unes aux autres, se rejoignent sur de larges avenues principales. On arrive enfin à se repérer et se retrouver dans cet enchevêtrement! Grâce aux points de repère, mosquée bleue, verte, église rose, rouge, bâtiment jaune de MTN, Pomme-Cannelle pastel, un véritable arc-en-ciel!
L'activité commerciale de cette ville bouillonnante repose sur plusieurs facteurs. Tout d'abord, le port, avec ses arrivages d'automobiles qui transitent également vers d'autres pays africains; la pêche, rappelons que toute une partie de la ville vit les pieds dans l'eau; la vente surtout.
Faisant partie des plus grands marchés de l' Afrique de l'Ouest, environ 50'000 vendeurs et revendeurs se partagent le marché sur plusieurs hectares. Ils sont regroupés par catégories, mais même le marché des chaussures hommes est 3 fois plus grand que celui d'Yverdon le samedi matin. On y trouve tout: des fripes, des tissus, des produits d'alimentation et d'entretien, des pièces d'artisanat, des médicaments, des animaux en tous genres et même des objets pour le culte vaudou.
Pour notre alimentation quotidienne, nous allons au marché couvert de Ganhi, plus petit et proche de chez nous, mais tout aussi coloré. Fruits, légumes, boîtes de conserves, viandes, mais aussi dents de requins, bijoux, lessive, chouchou,... mieux que la Migros!
La marchandise est soigneusement empilée, telles de vraies oeuvres d'art qui émerveillent nos yeux avant de ravir nos papilles gustatives. Entre deux, des femmes cuisinent bouillies blanches, rouges, noires, font frire poissons, pâtisseries laissant échapper un fumet alléchant. Miamm...
vendredi 8 octobre 2010
La rentrée scolaire à Cotonou
4 octobre 2010:
En ce jour pluvieux, les enfants se pressent pour arriver à l'école. Dès 8h00, le préau se remplit de cris joyeux. Dans la cour, des femmes vendent sandwiches mayonnaise, oignon ou gari à la sauce rouge pour une somme allant de 25 à 50cfa. Les classes sont ouvertes mais la première tâche des élèves est de sortir bancs et tables, balayer, nettoyer à grande eau. Un directeur, assis sous un couvert prend les inscriptions des élèves par les parents qui doivent présenter un acte de naissance. L'uniforme kaki est obligatoire. C'est le même pour les écoles publiques mais dans les écoles privées, c'est souvent le tissu Vichy qui est à l'honneur. La forme du vêtement est au choix tablier, pantalon chemise, robes variées, ils sont mignons comme tout. Jéricho et ses 2000 élèves se préparent donc gentiment...c' est bizarre, mais on n'a pas l'impression d'en voir autant. Les enseignants nous ont dit « il faut environ une semaine avant de pouvoir commencer les cours » et c'est la même rentrée dans tous les établissements publics.
Dans les écoles privées, les directrices ont elles-même balayé les classes, ont réparti le matériel et préparé la rentrée depuis 15 jours déjà, afin de pouvoir commencer tout de suite. Quand nous passons au Camp Guezo, à 10h30, les élèves sont en classe, assis derrière leur table et sont déjà attentifs aux recommandations de leur maîtresse.
Nous passons à la librairie, débordée de commandes. En effet, les employés préparent le matériel selon les listes distribuées par les différents établissements, tout est à la charge des parents. Vous n' imaginez pas ce qu'il faut fournir en plus des traditionnels cahiers, stylos, livres , règles, gommes, etc : des craies, du papier hygiénique et de la lessive!!!
On comprend qu'il soit difficile de scolariser les enfants pour certaines familles nombreuses. Jusque il y a deux ans, il y avait l'écolage, environ 10'000 CFA pour les filles et 20'000 pour les garçons. Cette mesure avait été prise par le gouvernement afin de permettre aux filles de terminer leur scolarité, car il était fréquent qu'elles fassent les frais des petits budgets. Heureusement cette taxe d'écolage est maintenant supprimée dans les niveaux primaires. Dans les écoles privées, les prix varient, mais sont globalement équivalents à 150'000 FCFA, sachant que le salaire mensuel moyen est de 60'000 FCFA. Dès le collège, à l'âge de 13 ans, une taxe de 30 à 40'000 est perçue pour chaque élève. En plus, cette année les gens se plaignent de la hausse des prix des fournitures. Donc, il y a encore beaucoup d'enfants dans les rues qui vendent, font la manche, se baladent au lieu d'être en classe...
Il y a effectivement eu une faible affluence dans les écoles. Le problème, c'est la difficulté de se déplacer dans la boue, sous les grosses gouttes de pluie. Seulement quelques élèves auraient résisté aux intempéries et « au froid »(24°), dixit le journaliste. Les enseignants ne sont pas en reste, ils se sont également fait désirer, surtout dans les grands collèges publics de certaines régions, où les adolescents attendent encore leur emploi du temps... Vivement que la saison des petites pluies se termine, il y a effectivement beaucoup de pistes et rues totalement inondées. Afin que chacun ait à nouveau la chance d'aller s'asseoir sur un banc et d'apprendre.
lundi 4 octobre 2010
Toyoyomé ou l' école sur pilotis.
Des détritus, des excréments, de la saleté partout... Pas de sanitaires, tout passe dans l'eau. Comme nous ne pouvons plus continuer à pieds, on nous amène une petite barque, très petite pour huit. Autant dire que l' on ne bouge pas d'un poil, car elle tangue au moindre petit mouvement et on a pas vraiment envie de tomber pour nager dans ce liquide brun entre les déchets et objets flottants non identifiés! La barque qui nous emmène à l' école se faufile entre les maisons où vivent joyeusement les familles. La vie s' organise entre la maison en bambou recouverte d' un toit de tôle et la plateforme où l' ont voit les femmes qui lavent, font la lessive, cuisinent.
Nous, on est sous le charme de ce village lacustre.
Actuellement, 2 semaines après notre visite, il est impossible pour les enseignants de faire la rentrée des classes.
Tout est inondé, cela paraît difficile à croire car les pilotis nous paraissaient hauts. Et si les bâtiments scolaires sont sous l'eau, il en est de même pour les cabanes...
Les habitants ont dû aller se réfugier ailleurs. Nous ne manquerons pas de revenir voir ce coup de coeur que nous partageons, dont nous avions tant entendu parler.
C'est super de pouvoir voir tous les bienfaits apportés par l'initiatrice dans cette région très démunie.
Tout est inondé, cela paraît difficile à croire car les pilotis nous paraissaient hauts. Et si les bâtiments scolaires sont sous l'eau, il en est de même pour les cabanes...
C'est super de pouvoir voir tous les bienfaits apportés par l'initiatrice dans cette région très démunie.
dimanche 3 octobre 2010
La bibliothèque de Jéricho.
Il y a déjà plus de 2 ans que, sur l' initiative d'Hélène, une bibliothèque a été aménagée par des scouts de Pontarlier à l' école publique de Jéricho, un autre quartier de Cotonou. Nous profitons de son séjour parmi nous pour découvrir avec elle et son amie Ginette ce lieu qui a déjà demandé beaucoup d'énergie et d' investissements. Quelle désolation... Des livres partout, même pas sortis des cartons, de la poussière, un désordre qui nous démoralise tous, par contre, c'est une joie de découvrir que près de trois cents lecteurs réguliers fréquentent ce lieu. De plus , les classes viennent aussi sur temps d'école.
Cela fait une année que cette bibliothèque est tenue par un enseignant déclassé (qui ne peut plus travailler), malade et non volontaire. Et pourtant il a été à bonne école, Gaëlle, enseignante à Yverdon, est venue lui prêter main forte durant 2 mois. Infatigable, elle a pris de nouvelles inscriptions, organisé des ateliers de lecture, répertorié des livres, fait un inventaire sur l'ordinateur et bien expliqué comment gérer la gestion des livres et des prêts. Une jeune fille passe pour un prêt de livre, cela nous encourage pour remettre les lieux en état. Mais par où commencer... Quelques jours de réflexion s' imposent.
Un premier rendez-vous avec l'inspecteur des enseignants est nécessaire pour faire évoluer cette situation. La solution de remettre quelqu'un d' autre s' impose et l' inspecteur s' engage à trouver une personne compétente. Il cherche un enseignant qui n' a pas de travail en classe , avec une demande pour accueillir des bibliothécaires en formation pour le soutenir dans sa tâche. Il nous reste plus qu' à attendre...
Ici c' est normal, sauf que nous on n' est pas vraiment habitués.
Alors en attendant on prend le taureau par les cornes. On définit une zone jeunesse , on met les livres pour enfants à leur hauteur , on trie une nouvelle fois tous les romans par ordre alphabétique ( fini les M eu milieu des B, les S entre les C,etc...) , on classe les nouveaux, on nettoie poussière et...insectes! Naïla et Malo nous aident beaucoup, merci. Natascha s' amuse de revoir toutes ses lectures de jeunesse !
On se rend compte de tout le travail qu'ont fourni les scouts au départ, en ouvrant les cartons et organisant cette bibliothèque, bravo!
L' école, quand à elle, fait peau neuve, les volets sont peints, les classes remises en ordre. La rentrée approche. C'est le 4 octobre au Bénin, alors qu'en Suisse on est déjà bientôt aux vacances d'automne. En fait c'est drôle, plus on avançait dans notre voyage, plus la date de la rentrée était tardive.
Mais on comprend parfaitement leur point de vue. Il nous propose un partenariat, lui en trouvant les stagiaires et nous en payant!!! C'est toute la difficulté, nous souhaiterions qu'ils puissent aussi s'investir, dans la mesure de leurs possibilités, et pas juste être demandeurs. Donc sans nouveau système de rangement, sans sous, pas d'aide... Mais nous sommes sûrs d' avoir été bien entendus.
Ce n'est pas grave, le système mis en place fonctionne également à merveille et le bon vieux système de classement par ordre alphabétique aussi !
Pour nous, pas de soucis, on va pouvoir continuer sur notre lancée, terminer notre travail. Et on attend de connaître le nouveau responsable pour passer le témoin.
Mercredi 6 octobre 2010: Super nouvelle, le Président de l'Association des Bibliothécaires a déjà trouvé cinq stagiaires volontaires, Houéfa, Excellence, Carhel, Yves et Roguy et en un temps record. Nous le remercions infiniment. Dès demain, jeudi, ils seront à pied d'oeuvre sur place pour répertorier les livres sans totalement remettre en question le travail déjà fait. Nous nous réjouissons de collaborer avec eux.
Mercredi 6 octobre 2010: Super nouvelle, le Président de l'Association des Bibliothécaires a déjà trouvé cinq stagiaires volontaires, Houéfa, Excellence, Carhel, Yves et Roguy et en un temps record. Nous le remercions infiniment. Dès demain, jeudi, ils seront à pied d'oeuvre sur place pour répertorier les livres sans totalement remettre en question le travail déjà fait. Nous nous réjouissons de collaborer avec eux.
samedi 2 octobre 2010
Centre informatique St-Etienne
La salle informatique
Le premier travail consiste à chercher les cartons soigneusement gardés par la directrice de l'école et bien sûr de les trier. Matériel informatique, scolaire, jeux, stylos, crayons, il y en a des fournitures à distribuer!
Mme Flora Hazoumé nous présente Kadiri, professeur d'anglais, qui souhaite dispenser l' enseignement, une fois que nous serons de retour en Suisse. En une semaine, tout prend gentiment forme, les postes sont reliés les uns aux autres, et branchés. Pour ce qui est de la disposition, elle convient parfaitement. Steph en profite pour faire connaître les pièces détachées d'un ordinateur à Kadiri, car du matériel de rechange a été prévu en cas de panne. Pas facile quand on a jamais ouvert une machine. Tout est compté, étiqueté et soigneusement rangé en cas de panne, il y a un stock de pièces détachées.
Une visite de chantier est souhaitée par l'entrepreneur, constructeur de la salle, Blaise, le rendez-vous est agendé, mais pas d'entrepreneur sur site... Stéphane est très content et commence vraiment à découvrir le sérieux de ce personnage. Il fixe une nouvelle entrevue qui tourne rapidement au vinaigre, lorsqu'il lui montre quelques petits soucis de fonctionnement comme, les prises électriques qui ne tiennent pas au mur, les interrupteurs qui sont inversés, le carrelage qui sonne creux à certains endroits, les raccords électriques faits avec de la toile isolante, quelques champignons sur les bordures de fenêtre car le bois n'est pas traité correctement.....
L'entrepreneur lui annonce que l'électricien viendra faire les réparations, pour ce qui est du menuisier, il a trop de travail et ne peut pas venir. On s' organise donc autrement pour faire scier les planches souhaitées afin de ne pas devoir mettre les unités centrales à même le sol.
Le lendemain, l'électricien est là ! Chouette, Stéphane se réjouit car il a l'air sérieux. Il doit malheureusement vite déchanter, il ne se présentera ni le jour suivant, mais seulement le surlendemain, et avec 2 heures de retard.
Stéphane tente de le contacter, mais il reste injoignable. On commence à se douter qu'il n'a pas été payé pour tout le travail effectué, du coup un certain malaise s'installe avec l'entrepreneur et l'on comprend mieux le peu de volonté qu'il met à l' ouvrage. Peut-être en est- il de même pour le menuisier...
Puis, c'est les coupures d'électricité à répétition, tous les matins c'est la même question: » Y aura-t-il du courant cette journée ? » Les plombs vont finir sauter chez Stéph qui commence à chauffer. De plus, lorsqu'il décide de prendre les choses en main, Stéph constate que la tension de sortie à la prise n'est que de 156 volts au lieu des 220 volts nécessaire. Il décide d'acheter un régulateur de tension, qu'il va chercher dans le marché couvert de Dantokpa, véritable fourmilière, où l'on trouve absolument tout, du câble électrique, au canard sur patte en passant par les carottes et les culottes.
Il souhaiterait tout de même tester toute la salle avant la rentrée. Grosse inquiétude.
Bref un bon jeu de patience... pour un hyperactif de naissance!
Heureusement, il y a la bibliothèque de Jéricho qui va nous occuper quelques jours.
Cotonou, on y est !
Les derniers 120 km pour arriver à Cotonou se font sans problème malgré une circulation intense. Dans ce pays se mêlent autos, vielles ou pas, motos, camions dans un chaos total. Pas de règles de circulation, où alors elles sont bien cachées et surtout jamais respectées. Il est fréquent de voir un feu rouge « grillé », des véhicules à contre sens même sur les voie doubles,dépassement par la droite, demi-tour sur route et au carrefour on passe de tous les côtés. Il n' y a que le bon petit suisse qui réfléchi midi-quatorze heures comment pendre un rond point! Mais cela ne dure pas longtemps... Ayant bien compris qu' il faut oser, ne jamais hésiter pour s' imposer, Steph use et abuse de son klaxon pour se faire de la place! On va rire quand nous serons de retour en Suisse, mais un peu moins si un gendarme se trouve sur notre chemin...!
Depuis Ouida, c'est la périphérie de Cotonou, avec ses étals en bord de route, artisans, marchands de matelas, meubles, nourriture, fruits, légumes et on passe.
On peut tout trouver, y compris les pièces détachées pour réparer son moteur. Tant mieux, car les camions en panne s' arrêtent net, même au milieu de la voie. Alors vous imaginez les bouchons... Il nous faut 2h30 pour arriver devant le camp Guézo, l'école de Flora Hazoumé, qui accueille le centre informatique St- Etienne.
Elle nous fait découvrir notre charmant appartement, juste à coté de l' Ambassade des Etats- Unis. C' est dans un quartier calme, verdoyant et à 5minutes à pieds de l' école. Nous ne perdons pas de temps pour chercher nos cartons arrivés par container il y a déjà plus d'un mois.
Au passage, on se perd dans la ville!
Il va falloir un peu de temps pour nous orienter dans cette ville de 761900 habitants et 90'000 zems. Les zems, diminutif de zemigden qui signifie » emmène- moi vite » , des taxis- motos conduites par des pilotes kamikazes qui souvent confondent chaussée et trottoirs en remplissant la ville d'un nuage de fumée. Comme la contrebande d'essence venant du Nigeria est tolérée, la revente du précieux liquide se voit partout et le marché est florissant. On sait où passent nos bouteilles d'eau et de coca quelqu'en soit la contenance. Cotonou, qui signifie en langue fon la « bouche de la rivière de la mort », en allusion au rôle tenu par les rois Dahomey dans le commerce des esclaves, est la capitale économique du pays. La plus grande ville du pays semble, sur un plan, rigoureusement organisée par un quadrillage minutieux des rues. Mais c' est en fait une vraie fourmilière, où règne une agitation permanente. On adore!
Au passage, on se perd dans la ville!
Il va falloir un peu de temps pour nous orienter dans cette ville de 761900 habitants et 90'000 zems. Les zems, diminutif de zemigden qui signifie » emmène- moi vite » , des taxis- motos conduites par des pilotes kamikazes qui souvent confondent chaussée et trottoirs en remplissant la ville d'un nuage de fumée. Comme la contrebande d'essence venant du Nigeria est tolérée, la revente du précieux liquide se voit partout et le marché est florissant. On sait où passent nos bouteilles d'eau et de coca quelqu'en soit la contenance. Cotonou, qui signifie en langue fon la « bouche de la rivière de la mort », en allusion au rôle tenu par les rois Dahomey dans le commerce des esclaves, est la capitale économique du pays. La plus grande ville du pays semble, sur un plan, rigoureusement organisée par un quadrillage minutieux des rues. Mais c' est en fait une vraie fourmilière, où règne une agitation permanente. On adore!
jeudi 30 septembre 2010
Abomey- Grand- Popo
Un peu d' histoire...
Impossible de ne pas s' arrêter à Abomey pour s' imprégner de l' histoire des rois d'antan, car le pays était alors divisé en plusieurs royaumes, qu'ils mettaient chacun un point d' honneur à agrandir leur territoire. A la tête de la dynastie Dabomey, des rois aux noms amusants de Gléglé, Guézo, Agoli-Agbo.... régnèrent de 1620 à 1900. La dynastie étant héréditaire, ils se succédèrent , mais chacun d' entre-eux se construisit un nouveau palais. En revanche, les épouses faisaient partie de l'héritage. Certaines suivaient même leur époux jusque dans la tombe en s'enterrant vivante!
Impossible de ne pas s' arrêter à Abomey pour s' imprégner de l' histoire des rois d'antan, car le pays était alors divisé en plusieurs royaumes, qu'ils mettaient chacun un point d' honneur à agrandir leur territoire. A la tête de la dynastie Dabomey, des rois aux noms amusants de Gléglé, Guézo, Agoli-Agbo.... régnèrent de 1620 à 1900. La dynastie étant héréditaire, ils se succédèrent , mais chacun d' entre-eux se construisit un nouveau palais. En revanche, les épouses faisaient partie de l'héritage. Certaines suivaient même leur époux jusque dans la tombe en s'enterrant vivante!
Nous retrouvons enfin l'océan que nous avions quitté au Sénégal et cela fait un bien fou de profiter de la fraîcheur, du vent et de l'eau! Nous nous endormons au camping Awalé, bercés par les vagues. Pour vous faire une idée, ici, une nuit sous les cocotiers, piscine, plage et chaises longues pour 5000cfa, c' est à dire 12 francs pour 4 personnes!
Le lendemain nous profitons de fouler le sable, visiter les baraquements des pêcheurs ghanéens et barboter dans l'eau quand des chants attirent notre attention. Des pêcheurs tirent en rythme et en musique (le chef d'orchestre tape sur un morceau de fer et siffle) sur une longue corde pour sortir leur filet de l'eau. Stéph, en manque de travail physique, se joint à eux pensant y passer une petite heure. Malgré les efforts de tous les villageois, on a l'impression que la corde avance peu. Au loin, un autre groupe fournit le même effort. Malo leur prête également main forte et même Naïla se joint au mouvement. Au bout de 2 heures, on se rend compte que tout le monde tire le même filet.
Mais alors que d'efforts pour un si maigre résultat, il paraît que la pêche est meilleures quand l'océan est plus calme. En souvenir, quelques cloques aux mains et des courbatures pour les apprentis-pêcheurs.
samedi 25 septembre 2010
Le Bénin, nous y voilà
C'est en date du 9 septembre que nous arrivons au Bénin. Nous nous étions donné deux mois pour atteindre notre but, notre compte était bon, car nous sommes partis le 12 juillet. Si c'était à refaire, nous repartirions les yeux fermés pour ces 12'500 km et avec impatience.
Le Bénin, pays d'Afrique occidentale, couvre une superficie de 114 000 km2 et s'étend sur 670 km, du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. Le Bénin comptait 8 800 000 habitants en 2009.
Il a comme voisins le Togo à l'ouest, le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord. Sa superficie est de deux fois celle de la Suisse, mais comme le pays est plat, il n'y a pas de grandes concentrations de population, car il est habitable partout.
Il a comme voisins le Togo à l'ouest, le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord. Sa superficie est de deux fois celle de la Suisse, mais comme le pays est plat, il n'y a pas de grandes concentrations de population, car il est habitable partout.
Au poste de frontière, un beau drapeau béninois flotte au vent, nous en profitons pour faire une photo. Aïe, ici, comme partout, interdiction de photographier quoique ce soit. En fait faut être rusé, se dépêcher et s'excuser avec un grand sourire, « Désolés, on ne savait pas, mais on l'effacera.. ». Mon oeil!
C'est la première fois, par contre, que nos carnets de vaccinations sont exigés. Bons petits suisses et prévoyants, tout est toujours en règle, ce qui fait que le passage des frontières n' est qu'une simple formalité. Fini le Maroc et ses paperasses. Par contre, nous constatons que, comme dans tous ces pays, on est encore loin de l'ère informatique... Remplir des fiches, des fiches et encore des fiches, mais que peuvent- ils bien en faire?
Des enfants accourent de partout à l'affût d'un petit cadeau.
Faut dire que l'école n'a pas encore repris, ils ont donc tout leur temps... Les crayons font toujours plaisir, mais cela tourne vite à l'émeute, une fois que tout le village a été averti. Malo gère très bien, à force d'habitude.
Nous sommes à Porga, qui est aussi l'une des entrées du Parc de la Pendjari. Nous nous renseignons, car les enfants ont très envie de voir les animaux et d'y passer 2 jours. Comme c'est la saison des pluies, il est très difficile de voir les animaux, car la végétation est dense et les points d'eau nombreux. Nous décidons de revenir au mois de novembre, de plus les pistes seront praticable. Encore un poste de contrôle, en Afrique les pays sont bien gardés, même après des kilomètres loin de la frontière! Et on est toujours surpris de voir une dizaine de policiers en habits militaires. Solidarité oblige pour l'unique qui travaille! Mais c'est toujours un plaisir de faire la causette avec eux. Ils sont en poste ici pour 6 mois puis changent de coin. De Tanguieta à Natitingou, c'est une succession de beaux villages typiques Sombas. Les cases sont appelées tatas, sortes de petits fortins au ventre arrondis et surmonté d'une tourelle conique recouverte de chaume, servent de grenier pour les céréales (mil, sorgho et maïs). Les briques sont d'une couleur rouge. Nous profiterons de notre escapade pour nous arrêter plus longuement dans cette région et mieux connaître ce peuple.
La végétation est luxuriante.
Nous sommes maintenant proche de l'équateur. C'est un parallèle, une ligne imaginaire tracée autour d'une planète, à mi-chemin des pôles. L'équateur marque la séparation entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud. La latitude de l'équateur est zéro degré.
Dans les villes animées, nous sommes impressionnés par le nombre d'églises. Et que ce qu'elles sont laides. Un vrai supermarché des mouvements religieux! Catholiques, Baptistes, des 6 derniers jours, protestants... Il faut reconnaître que leur aide est précieuse. Chaque pancarte, magasin, atelier est sous la protection de Dieu, même les mobylettes. On a jamais vu ça. Les quelques mosquées passent presque inaperçues...
Tout au long de la route, comme un puzzle de couleurs, les récoltes qui sèchent à même le sol. Il y aussi beaucoup de charbon fabriqué artisanalement sur place. Nous passons la nuit devant un hôtel de Bassila après une douche à l'eau de pluie!
lundi 20 septembre 2010
Le pays du vélo
Bobo-Dioulasso- Ouagadougou
Nous quittons le ville boueuse et très vite c'est la campagne, les plantations de coton et de mil longent la route. Les petits villages de cases au toit de chaume se succèdent. Ce qui frappe le plus, c'est la multitude de cyclistes, enfants, hommes, femmes et même bébés...... pédalent. Vélo monovitesse, souvent roue voilée, guidon tordu, bref le genre de vélo dont Malo rêve chaque nuit...
On comprend mieux que durant tous notre séjour à l'Auberge, le gardien devait sans cesse régenter pour protéger les deux nôtres accrochés au bus, objets de convoitise, chacun offrant un prix pour les acquérir. Ils ont même développé un système de brouette basse, avec à l'avant une roue de vélo et deux poignées pour soulager les femmes des lourds fardeaux trop souvent en équilibre sur la tête !!
L'arrivée sur Ouagadougou est similaire à celle de Bobo, travaux, tranchées ouvertes, déviations sans suite,etc...en fait le bord d'aile... avec un grand B! Ici même refrain, on sera prêt pour le 11 décembre, jour des festivités de la libération. Nous restons sérieux, mais sceptiques...
Au péage routier, bon nombre de vendeurs accourent pour nous proposer pâtisseries, biscuits au sésame, cacahouètes, noix de Pécan, bière locale, légumes et fruits. « Total » écrit à la peinture, innove dans ses stations, la plus petite composée de 4 bouteilles de pastis, 2 jarres et une dizaines de petites bouteilles en PET, toutes remplies de mélanges jaunâtre pour motos, autos, camion, carburant convenant à tous...Cela explique peut-être le fameux nuage noir lors du démarrage des véhicules, c'est quoi déjà le test antipollution?
Nous trouvons le Paradis de Ouaga et y passons la nuit. On y est presque, les chants religieux de l'église proche nous bercent jusqu'à l'endormissement, de plus Ange, l'hôtesse des lieux, est aux petits soins pour nous.
dimanche 19 septembre 2010
Le Burkina Faso ou le pays où il pleut tous les jours...
Comme il pleut à nouveau, nous décidons de quitter Ouagadougou après une journée de repos. La route pour le Bénin est en bon état et notre chauffeur se fait une joie de pouvoir faire monter le compteur, au grand désarroi du photographe qui s' arrêterai bien à chaque village, palmiers, champs ou rivière! Toujours les mêmes scène de vie, la vie africaine. On a beau dire, ici on travaille beaucoup et avec le plaisir. Mais peut être pas au même rythme.. Souvent on fait une petite sieste sur un tapis, une charrette, un vieux fauteuil ou à même le sol. Tout à fait pour Steph! Il reconnaît volontiers qu'il deviendrait fou à toujours devoir attendre. Quoi?... Un acheteur potentiel, une pièce de rechange, un transport public et souvent on se le demande encore pourquoi ...
C'est malheureusement le pays que nous aurons le moins eu l'occasion de visiter.
La maladie nous ayant retardé, nous ne nous sommes peu arrêtés en route. Mais nous garderons un souvenir d'un pays très verdoyant, où le ciel peut changer en 10 minutes et déverser un lac en 15!
Un pays audacieux où l'on trouve une économie en marche, des véhicules en bon état pour la première fois ainsi qu'un système de pistes cyclables , vu le nombre de deux roues, un réseau routier entretenu comme nous n'en avions pas encore vu.
Surtout des gens d'une grande gentillesse.
Un petit bémol quand à la clinique Rosa de Bobodioulasso, le médecin nous a mené en bateau et n'a même pas fait les analyses des prélèvements sanguins qu'il avait faits, ni celles demandées...
On se demande si, ses dix ans d'études en France, ne se sont pas passées à la cafétéria de l'université! Pour un baratineur, il a eut la mention « très bien », pour celle de la médecine, nous lui attribuerons celle de
« peut mieux faire ».... Comme quoi, la médecine dans la clinique Rosa de Bobodiolasso relève presque du vaudou ou de la roulette russe en Europe...
D'ailleurs cette manière ancestrale de soigner est très répandue en Afrique, et nous sommes sûrs que leur connaissance des plantes porte ses fruits. Sur ce point, c'est nous qui avons à apprendre... Chaque arbre, chaque plante à ses vertus. Par exemple, le babobab est utilisé pour des troubles digestifs, en extrayant le liquide blanchâtre de ses fruits. Avec ses feuilles séchées, on concocte une pâte à cataplasmes servant à soigner les infections cutanées, ainsi que les rhumatismes. Quant aux chauves-souris , elles rafolent de son fruit! Bref c' est toute une encyclopédie qu' on pourrait écrire avec ce qu'ils connaissent.
Rien ne sert de faire passer les toubabs avant tout le monde, cela est déjà vraiment gênant, quand on voit des patients presque à l'agonie lors de notre arrivée. Eux doivent attendre leur tour...
Merci au docteur béninois Gnaadja, qui, par ses conseils et ses connaissances, nous a guidé dans la médication à suivre, ainsi que le docteur chef du TCS, qui nous as indiqué la procédure de guérison. Finalement, le « p'tit frère » a éclairé notre lanterne sur le palu-falciparum, par un bref exposé complet, transmis le soir même par mail. MERCI à notre expatrié de Delémont !!!
Ce petit moustique est une véritable SALE BETE, il vous cloue n'importe qui au lit pour trois jours, voir plus si non traité, RIP.
C'est vraiment la bête noire de l'Afrique. Depuis, c'est aspergeage copieux, matin, midi et soir, plus nuit sous moustiquaire imprégnées et l'objet indispensable, la raquette électrique à moustiques de Federer, en espérant que, elle gagne plus que lui en ce moment....
jeudi 16 septembre 2010
Les 247km qui nous amènent au Burkina révèlent plein de surprises...Chemin connu jusqu'à San, car nous l'avons déjà parcouru pour venir à Mopti. Au poste de police de Kimparana la route se sépare. A gauche pour Bobo-Dioulasso et à droite pour Sikass, au Mali. Il y ajuste un problème: notre direction emprunte la plus mauvaise route, rouge, on ne sait pas bien si c'est une piste ou du goudron...Que faire? « C'est tout bon, il n'y a que quelques trous. »nous dit le planton de police. Confiants nous choisissons ce chemin. On s' en mordra les doigts! C'est à 20km/h que nous parcourons les 65km qui nous attendent. Pas étonnant que nous ne croisions personne, pas un véhicule, pas âme qui vive. Juste de la végétation et du maquis. Bref la pire route que nous ayons prise en Afrique, pourtant une belle nationale sur notre carte!!! C'est à 19h que nous arrivons à la douane malienne où nous décidons de dormir à côté des routiers. Les postes frontières ça nous connaît , camping gratuit et animé!
Malo ne se sent pas bien. Mauvais présage... Il a les mêmes symptômes que sa soeur quelques jours plus tôt.
Nous rejoignons un joli petit camping arborisé, bien tenu par un suisse, Gilbert Tessier, un genevois établi depuis plus de quinze ans à Bobo. La route qui se trouve à côté est très animée, 24h/24h du bruit, des travaux, des véhicules. Un soir, on est tous choqués d'entendre hurler une jeune fille qui se fait chahuter. Il y même les avions qui nous tombent dessus, comme dit Malo.
La malaria va nous bloquer quelques jours et nous prendrons du repos dans un hôtel pour la première fois de notre voyage. Bien que située au centre ville, L'Auberge est un petit havre de paix où nous avons aimé l'accueil chaleureux de la famille Saadi. Naïla et Malo tout heureux de retrouver une vraie salle de bain avec baignoire, pardon, et une télévision! Il y a deux jolis chiots et des perroquets qui parlent. Naïla a fait un saut en arrière de surprise, la première fois qu'elle a entendu « ça va? » du bec du perroquet !!.
Finalement après une semaine, nous choisissons de rattraper notre retard et allons directement à Ouagadougou, sans faire le détour par Banfora.
dimanche 5 septembre 2010
Au revoir Pays Dogon
Bandiagara-Mopti
Après ces quelques jours de piste, une petite réparation s'impose à nouveau: pose de nouvelles vis, soudées au châssis, puisque les anciennes ont été arrachées...
Sur la route de Mopti, nous profitons de visiter le village de Songho, connu pour ses rites initiatiques. En effet, tous les 3 ans, ce village accueille tous les jeunes garçons de 12 à 15 ans du Pays Dogon pour le passage dans la vie adulte, la circoncision. C'est au pied de la falaise, qu'ils sont réunis pour ce rituel et l'apprentissage de la Sagesse. Des dessins symboliques ornent le rocher, comme le serpent, le crocodile et ils sont réalisés selon les couleurs avec du sang, du charbon et de la craie. Aujourd'hui, la couleur rouge du sang est remplacée par une pierre couleur brique.
Une course est également organisée au bout du troisième jour pour récompenser les trois plus vaillants. A la clé pour le premier une terre, pour le second une épouse et pour le troisième du bétail.
Une autre grotte abrite une centaine d'instruments servant à chasser le mauvais esprit et soigner les malheurs touchant certains habitants.
C'est encore un village qui vit au rythme des traditions ancestrales, tout au long de notre balade, des enfants nous ont suivi, en nous donnant la main. Un petit qui avait une vilaine plaie, a demandé avec insistance qu'on lui désinfecte celle-ci, un autre avait comme habit une combinaison de ski.
Nous avons profité de distribuer des crayons gentiment offerts par Caran d'Ache. MERCI
A Mopti, direction la centrale de remplissage des bouteilles de gaz pour tenter de compléter notre bouteille espagnole. Après une heure de tentatives toutes plus osées les unes que les autres, comme tuyau d'arrosage mis bout à bout avec une attache pour bonbonne et mise sous pression au pistolet 20 bars, directement relié à la cuve sous pression...., nous finissons par acheter une nouvelle bonbonne africaine.
Départ ensuite pour le centre ville, mais inaccessible, car tout inondé et trop étroit. Le ciel s'obscurcit et en dix minutes, c'est la tempête, il fait noir, électricité coupée, la pluie tombe en torrent et nous rejoignons juste l'auberge Via Via à Sevaré, pour passer la nuit.
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