Ce blog va retracer notre projet humanitaire à travers l'afrique, soit le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, et le Bénin où nous avons installé une salle d'informatique dans une école de Cotonou. Une expérience de 6 mois qui nous a touché, ouvert un autre regard sur le monde et surtout donné l'envie de continuer notre action. Alors voici les nouvelles de notre association African Puzzle!
La joie d'être à l'école.
Pour soutenir notre action au Bénin: Raiffeisen compte 10-9374-7 mention Africanpuzzle CH60 8047 2000 0059 4815 0
Nos ordinateurs ,une belle image de la solidarité suisse en Afrique.
Salle informatique de Sainte-Rita
Le bonheur de partager
Nous proposons à des étudiants suisses de nous accompagner au Bénin afin de partager un peu de leur énergie et générosité en nous aidant dans nos diverses actions sur le terrain.
Pâques 2013
15 jours pour installer 2 salles informatiques, rendre visites à tous nos enfants parrainés et distribuer du matériel scolaire ainsi que des habits. Tout ça grâce à l'aide nos 8 volontaires !
36 enfants parrainés pour l'année 2013-2014
Avec 8.- par mois, vous pouvez offrir la joie à un enfant en lui permettant de devenir élève simplement.
Notre association
Depuis notre retour nous avons donc crée une association, African Puzzle, qui vise à améliorer la scolarité des élèves béninois. Deux nouvelles salles informatiques sont en cours d'installation et déjà 36 enfants sont parrainés!
SPOT
Si vous voulez mieux connaître le Bénin...
lundi 6 décembre 2010
Notre dernière semaine
| Camel |
Avons passé notre premier dimanche de l' Avent à l' église de Tokan, où se trouve l' orphelinat. C'était incroyable d'intensité, de joie, sermons, danses et décibels! On comprend bien pourquoi les églises sont pleines, il y règne une telle animation bienfaisante et communicative. Il y eu des témoignages de la présence du Christ dans leur vie difficile.C' était très intéressant pour nous de voir comment ils interprètent cette présence. Le calvaire d'une femme qui doit partager sa vie avec une autre, ensorcelée, un don pour un accouchement avec complication ( il est indispensable de payer l' hôpital à l' avance pour se faire soigner), un gain à la tombola même. Nous avons été accueillis avec tant de gentillesse, remerciés; Steph a dû , à notre surprise, présenter notre travail ici. La traduction était assurée par le pasteur adjoint et nous lui en sommes infiniment reconnaissants.
| Hermine et Joanita |
C'est avec émotion mais effectivement beaucoup de tristesse que nous avons dit au revoir à tous. C'est la première fois que Naïla se rend compte que cela sera dur de partir, habituellement tous se moquent gentiment de la sensibilité de Natascha...
Comme le culte était très, très long, Malo et Naïla se sont éclipsés pour aller faire des avions avec les enfants de l' orphelinat. Nous avons reçu des lettres pour faire le facteur en Suisse et donner à leur parrain et marraine. Ils ont aussi chanté pour nous. Difficile de ne pas être touchés. D' autant plus que nous ne savons pas quand et si nous reviendrons... Naïla en parle déjà.
| Marc le filleul d' Anne-lise et Jaques |
Cette semaine est chargée, inauguration de la salle informatique mercredi 8 décembre 2010, finaliser notre action ici et vérifier que la suite est assurée. Il faut que nous lâchions prise, nous détachions de tout ce qui nous a tenu à coeur ces quelques mois et être confiants pour la suite. Un travail à faire sur soi-même... Pas facile.
On croise les doigts pour notre bus qui part demain. Il passe encore au Nigéria, au Ghana et à Abidjan. Vivement qu'il soit à Anvers. Ou alors on fait comme ici, on s'en remet à Dieu.
Mais notre blog n' a pas fini de vivre, il y a encore beaucoup d' anecdotes,
d' histoires et d' images que nous souhaiterions vous faire partager. Vous présenter aussi tous les gens auprès desquels nous avons vécus à Cotonou et que nous garderons dans nos coeurs. Et dès notre retour en Suisse, nous mettrons des films en ligne, ici la connection est bien trop lente. On vous remercie chaleureusement tous, famille, amis, collègues, connaissances et visiteurs de notre site, de nous avoir suivi, soutenu tout au long de ces mois et projet qui touche bientôt à sa fin, mais a changé notre regard à jamais.
Notre bus part bientôt...
| Porto Novo |
Sur la route, on voit tous les parcs pour autos, camions et machines fraîchement débarqués d'Europe. Il y en a énormément avec un beau CH derrière. En fait le seul véhicule avec plaques suisses est le nôtre et il n'en a pas! Il y a encore un 4x4 italien, mais sinon que des voitures africaines, Bénin, Nigéria, Togo.
| Cotonou |
Bref, Steph risque de s' ennuyer au volant en Suisse... Heureusement neige et verglas seront là pour pimenter un peu la circulation!
mardi 30 novembre 2010
L' inauguration de l' école de Sègbohouè- Avicodji.
C'est à 15 heures, en ce beau vendredi, que la remise officielle des clés est organisée.
Beaucoup d'invités attendent ce moment. Les élèves arrivent également, car ils ont école.
Habitants, autorités, membres de l'Association des Parents d'Elèves, chefs de chantier et leurs équipes, maîtres et amis sont présents pour cette fête. Madame Flora Hazoumé, notre ange-gardien à Cotonou est toujours là et nous profitons pour la remercier de sa bienveillance C'est dans une classe que nous nous réunissons tous. Dans les deux autres existantes sont répartis les 257 élèves, avec un joyeux brouhaha. La cérémonie commence par un discours d'introduction du Directeur, Monsieur Théophile Gninou. Puis nous remercions tous les acteurs de cette construction. Un historique des événements rappelle à chacun toute l'aide précieuse dont leurs enfants ont pu bénéficier avec au départ, la construction de l'établissement en 2005 puis les dons de fournitures scolaires, la création d'une bibliothèque, la distribution d'uniformes kakis pour les plus démunis, l'organisation d'une visite médicale, sans oublier l'engagement d' enseignants communautaires pour soulager les effectifs de classes. Nous avons la chance d'avoir un traducteur en la personne de M. Ferdinand Glaglanon.
C'est un plaisir énorme pour nous tous d'avoir pu s'investir dans ce projet, le suivre et découvrir le résultat. Ces élèves, si nombreux, auront enfin la possibilité d'apprendre sans être 4 ou 5 par banc. Nous réalisons soudain qu'un silence règne en classe depuis le début de la rencontre et comprenons bien vite pourquoi. Les enfants sont couchés sur leur table, un grand les réprimande
d' un coup de bâton si par malheur ils manifestent, parlent ou même bougent.
C' était donc pour cela qu'ils avaient école aujourd'hui...Le responsable, très fier de sa fonction, fait du zèle pour nous montrer comme il prend sa tâche à coeur. Heureusement la cérémonie touche à sa fin, Malo et Naïla ont prévu gonfler et distribuer des ballons de baudruche à tous. Ils ont dû insister fortement pour tout distribuer, un maître convoitait ce jeu pour l'administration ! Mais quel plaisir de voir ces enfants tout à leur joie et des couleurs plein la cour.
d' un coup de bâton si par malheur ils manifestent, parlent ou même bougent.
C' était donc pour cela qu'ils avaient école aujourd'hui...Le responsable, très fier de sa fonction, fait du zèle pour nous montrer comme il prend sa tâche à coeur. Heureusement la cérémonie touche à sa fin, Malo et Naïla ont prévu gonfler et distribuer des ballons de baudruche à tous. Ils ont dû insister fortement pour tout distribuer, un maître convoitait ce jeu pour l'administration ! Mais quel plaisir de voir ces enfants tout à leur joie et des couleurs plein la cour.
Il y a dans cette école, Nestor, un enfant handicapé qui vient en chaise à l'école. C'est en fait une sorte de vélo à trois roues qui lui permet d'avancer grâce à la force de ses bras. Il a toujours été présent lors de nos visites. C'est aussi lui qui a aidé, avec ses moyens, pour l' aménagement de la bibliothèque. Il a traduit les histoires lues aux plus petits. Aujourd'hui, il attend patiemment qu'un membre de sa famille vienne le chercher afin de le porter à la maison, ce qui ne doit pas être aisé, vu son poids et son handicap. Nous souhaitons l'aider et allons faire réparer sa chaise chez le soudeur, pour son autonomie et sa liberté. Le coeur empli de joie et des images plein les yeux nous retournons à Cotonou, chez nous!
samedi 27 novembre 2010
Pas de visas et alors?
Malgré la soirée mouvementée, la nuit fut calme et très, très chaude. Comme on n' a plus rien à manger, on se met rapidement en route. Il nous reste 60 km de piste pour arriver au Bénin. Nous souhaitons distribuer nos derniers savons, ainsi que nos crayons. Le dur labeur des champs, du travail ménager, de la lessive est entièrement fait par les femmes et les enfants. On les voit avec leur bassine d' eau, céréales, linge,etc., sur la tête et l' on image aisément le poids que cela représente.
L' homme est chef de famille, il ne fait rien à la maison, mais c' est lui qui gère l' argent récolté. Certains vendent même parfois les cadeaux offerts... Donc aujourd'hui, on récompense les méritants travailleurs. Seul problème, on leur fait peur. Bien souvent ils fuient quand on souhaite leur parler... Ou plutôt mimer, ce qui les fait rire, pour les plus hardis.
Le poste frontière est à Tohoun. Et là arrive ce que nous avions bien imaginé: Nous n' avons pas de visas, donc pas le droit de sortir du pays. Comme nous avons bien compris le mode de fonctionnement ici, en Afrique, nous ne nous alarmons pas, et prenons le temps de discuter. Il suffit d'être patient. Steph est devenu expert dans l' art du palabre! Finalement c'est avec deux tampons dans le passeport des adultes que nous quittons le Togo. Ah, la corruption a aussi des petits avantages...
On se souviendra longtemps de nos 150km de piste togolaise, mais surtout de la gentillesse des habitants et leur bonne humeur! On gardera le Togo dans notre coeur.
Passons à Sègbohouè voir l' avancée des travaux. C' est dimanche, mais les ouvriers sont là, à l' oeuvre. Et le chantier avance vite. La fin de la construction est prévue pour vendredi. Il faut que l' on prévoie l' inauguration.
jeudi 25 novembre 2010
Le Togo
La végétation est magnifique, palmiers, baobabs, brousse, l' Afrique comme on l' imagine, premières cases, écoles. En fait un toit de branches de palme et puis... de l' air! Les villages de campagne sont constitués de cases, des greniers, encore différents de tous ceux que l'on a vu jusque là et des maisons rectangulaires, toutes identiques, aux toits de tôle. Pas de deuxième étage, même dans les grandes villes comme Sokodé. Beaucoup de mosquées dans cette région du Nord. C'est l'heure de la prière et il y a un tapis de tongs sur les parvis! Le nom des localités se termine souvent par « é » , un son fréquent dans leur langue très nasale, qui mêle des mots anglais à leur dialecte. Malo et Naïla s' en amusent beaucoup. La route, qui traverse le pays du Nord au Sud, est un champ de nids-de-poules qui demande beaucoup d'attention, d'autant plus qu'elle est très fréquentée par les camions qui transitent de Ouagadougou à Lomé et vice-versa. On profite de ce paysage au soleil couchant. A Atakpamé. il fait déjà nuit. Nous cherchons à dormir quelque part... Demandons un parking à la station essence. Deux « dodane » et on est à la mairie. Nuit presque fraîche et cela fait du bien au sommeil. Faut dire que la ville se trouve sur un haut plateau, culminant à 500m quand même ! Les maisons sont blotties sur les flancs des collines et depuis le parking de l' hôtel Roc, la vue est imprenable.
Puis dilemme: soit on revient sur nos pas et nous descendons à Lomé par la super-route trouée, soit on continue par la piste vers le Bénin. Il paraît que cela passe. On essaie, les 50 premiers kilomètres pas de problèmes, puis ça se corse. Terre, trous, eau = boue!
Malgré la dextérité du chauffeur, on s' aperçoit soudain que le carter est cassé, l'huile fuit abondemment. Après environ 13'000km on peut s'estimer heureux, la plaque a été fort utile, souvent révisée , mais pas infaillible. Le but est donc d'arriver vers un hameau au plus vite. Et là plus le temps de boucher les trous à chaque difficulté ou réfléchir des heures quelle trajectoire prendre. Alors on finit par être bloqués. Des villageois passent, s'arrêtent, s'inquiètent, ça aussi c'est l' Afrique, une solidarité formidable. Ils sont dans la boue, se démènent comme ils peuvent, malheureusement rien ne bouge... Après des heures, six, le constat est clair, il nous faut un camion pour ressortir de ce bourbier. Le seul problème, c'est que lui aussi s'enlise.
Chacun est content de notre réserve d'eau, et nos friandises. Du coup, on vide la cuisine, tous les paquets de biscuits y passent! Nos stylos, habits et crayons font le bonheur des travailleurs, le bus s'allège petit à petit.
Le camion ressorti, il doit passer de l'autre côté et nous tirer,par l' arrière, pour nous sortir de ce pétrin. Il nous tire au village où nous trouvons un soudeur qui répare notre carter.Steph fait la mécanique. Pendant ce temps, Malo et Naïla font le show, diabolo, freezbee. Certainement le souvenir le plus fort de notre voyage. Natascha partage avec quelques cent enfants, chants, calculs, alphabet, etc. Emouvant...
Bonne nuit à tous!
mardi 23 novembre 2010
Le pays Somba
Au nord du Bénin.
Comme nous sommes proche du pays Somba, nous partons visiter un village typique du massif de l’Atakora. Les habitants, les Bétammaribès, venus de l’actuel Burkina Faso, ont développé de vrais domaines agricoles, bien cachés entre les plantations, autonomes et solidaires à la fois.
Chacun possède autour de sa maison un potager varié, piments, manioc, mil, poivrons, pomme de terre, tabac..., fertilisé par l’engrais animal. Les repousses servent aux champs communautaires. Mais le plus impressionnant restent les maisons des Tata-Somba, de véritables châteaux de sable, comme dit Naïla.
Ces magnifiques citadelles sont constituées de plusieurs pièces sur deux ou trois étages où chacun a sa place. A l'entrée, le chef de famille et ses fils gardent l’accès et les bêtes également gardées à l’intérieur des murs. Puis vient la cuisine. Un escalier en bois mène au second étage vers les greniers, la terrasse et les chambres de la mère et de ses filles.
Selon le nombre d’enfants, un troisième étage est ajouté. Il y a même un écoulement sur le toit afin que les femmes puissent se laver à l’abri des regards. Malo et Naïla ont bien ri quand notre guide nous a expliqué que la dernière pièce était aussi utilisée par la fille, prête au mariage, afin de l’éloigner de sa mère quand le mari a des besoins! Toute cette construction est réalisée selon des symboliques et des croyances qui perdurent depuis des années. L'entrée est toujours tournée vers l'Ouest, car les mauvais esprits, le vent et la pluie viennent de l'Est.
Il existe une répartition dans le sens vertical, le rez-de-chaussée, sombre est noir, symbolise l'enfer et la mort. C'est la place du bétail, destiné aux ancêtres, car sacrifié avant d'être mangé. La terrasse est comme la surface de la terre, on y vit, mange et l'on y travaille. Les greniers contenant les semences sont placés au plus haut dans la maison, c'est l'avenir par excellence. Devant les tatas, des fétiches sont pendus et des pierres d' argile symbolisent les membres de la famille. Un univers très structuré et très systématique, tout y est réfléchi et fonctionnel cela nous impressionne boien que tout soit construit en terre , un peu comme les constructions du Pays Dogon, un charme fou.
Le soir arrive... Il faut trouver un petit coin pour dormir. Une chose est sûre, ce soir, nous ne dormirons pas seuls en pleine nature; le feu, nous, on a déjà donné!
C’est donc à Bassila que nous nous arrêtons devant l’hôtel Romance où nous nous avons déjà fait une halte lors de notre arrivée au Bénin.
mercredi 17 novembre 2010
Sègbohouè
La construction du bâtiment a commencé!
| Les poteaux sont posés. |
C' est parti, la cour de Sègbohouè est en chantier. L' ancien apartam est démoli, le matériel soigneusement gardé afin de réparer celui qui abrite les vendeuses, pour les goûters. Ce module de trois classes sera construit en Batié (façades, séparations), bois couramment utilisé car très solide et résistant aux déluges tropicaux. Ils montent actuellement la charpente et l' armature constituées de poteaux en bois de quinine. Tout se fait à la main! Pas de machine sur le chantier. Pour la maçonnerie, les briques se fabriquent et sèchent sur place.
| L'usine à briques turbine. |
Alors spot est en marche!
A l'heure où nous écrivons, nous passons la nuit devant le poste de police de Bante.
Bien gardés nous dormirons sur nos deux oreilles.
A l'heure où nous écrivons, nous passons la nuit devant le poste de police de Bante.
Bien gardés nous dormirons sur nos deux oreilles.
vendredi 12 novembre 2010
Les cités lacustres
Ganvié
Il faut 20 min de barque pour atteindre le village, l'occasion de voir leurs différentes méthodes de pêche. D'ingénieuses piscicultures sont construites avec des branchages plantés en cercle dans le sol autour de la végétation du lac où les poissons grandissent enfermés. Il reste à patienter... En attendant ils pêchent à l'épervier avec un grand filet lesté qu'ils jettent dans l'eau. La salinité de l' eau change en fonction des saisons et les poissons aussi. En périodes des pluies, l'eau est moins salée. Des jacinthes poussent alors, elles permettent une oxygénation de l'eau, mais elles disparaissent lors de la décrue.
Les maisons sur pilotis, souvent colorées, se reflètent dans l'eau calme du lac. Un charme fou... Un magasin de fournitures scolaires, des restaurants, des églises (souvent construites sur les îles, mais souvent inesthétiques), un bâtiment de conférence offert par Bernadette Chirac, dont l'Etat peut disposer, et qui sert aux artistes du coin pour exposer leurs oeuvres, des hôtels. On a un peu de la peine à comprendre l'aide apportée, vu qu'elle ne profite pas à tous. Il y a même un Expo Hôtel peut-être en hommage à un Yverdonnois habitué des lieux.
Bien évidemment, la localité a aussi souffert des inondations. Certaines familles ont rehaussé le niveau où ils vivent en construisant un 2ème plancher, d'autres ont trouvé refuge à l'école ou sur les îles existantes. Heureusement, ils ont maintenant tous retrouvé leur foyer.
jeudi 11 novembre 2010
A vos lectures!
La présentation des boîtes de lecture ravi les élèves qui demandent toujours quand on revient.
La lecture se fait devant, les enfants restent à leur place, car on aurait de la peine à les mettre en cercle, si ce n' est dans la cour! On leur explique bien la manipulation des enveloppes afin de ne pas perdre de pièces. Puis par groupe de deux tables, ils effectuent les jeux avec grand plaisir.
Les boîtes de lecture sont donc mise à disposition en salle d' informatique où notre super responsable est d' accord pour gérer les prêts.
De même front, la formation des maîtres suit son cours. Ils sont ravis de ce nouveau moyen d' enseignement et on déjà réfléchi comment l' introduire dans leur programme déjà chargé car il n' y a bien entendu pas de plage horaire pour ça. Un plan d' occupation de la salle est en cours. Stéphane ne peut que se réjouir de voir que son projet est très apprécié,utile, qu' il correspond à une réelle demande et même plus fait des envieux aux alentours. Il y a encore beaucoup de travail dans d' autres écoles béninoises!
A Sègbohoué, aussi que des bonnes nouvelles: Un nouveau maître a été recruté, comme promis par l' inspecteur, et la construction du module de trois classes commence lundi. Nous serons bien sûr sur place pour le premier coup de pioche!
lundi 8 novembre 2010
La bibliothèque de Sègbohouè- Adovicodji
La salle est vidée, oh la la... la poussière, les araignées, les geckos et même une fourmilière dans un carton! On divise tout en trois catégories: école, enfants, romans tous les livres sont sortis sous le porche de l'école. C' est un plaisir de voir l'enthousiasme de ces écoliers. Et cela va vite!
Puis nous disposons les magnifiques étagères qui ont été réalisées par le menuisier du village. Petite pause lecture, avant de remettre tout à sa place et dans un ordre logique, mais facile à gérer, car nous avons remarqué que les élèves rangent eux-même leur lecture. Malo se met à chanter et, à son grand étonnement tous répètent en choeur, avant de partir en fou rire! Nous les remercions de leur aide précieuse en distribuant stylos et crayons. Les écoliers de ce petit village au bord de lac Améké méritent vraiment l'aide apportée et ils nous le rendent bien.
La piste sablonneuse est défoncée, de grands trous remplis d'eau rougeâtre demandent un peu de patience et d'agilité à la conduite. Le bus est recrépi jusqu'au pare-brise! C'est bien après que la nuit soit tombée, que les première lueurs de Cotonou se voient au loin. Plus on s'en approche, et plus il y a du monde, de l' animation, des fêtes, des maquis et des petits bars. Ah, le calme de Grand-Popo est derrière nous, mais quelle ambiance!
mercredi 3 novembre 2010
La saison des pluies est finie...
| C' est chez nous! |
Après l'épisode du camion-pompier, vient celui du tôlier. En réparant notre bus défoncé, il l'a tout simplement fait brûler! Résultat: une paroi, les sièges arrières, armoire et rideau à refaire, sans oublier la vitre cassée... On nous en a trouvé une au Nigéria, ce qui nous permet à nouveau de nous déplacer en sécurité. Bref, dans le bus, on à l'impression d'être autour du feu à griller un bon cervelas, ça change du moisi!
La présentation des boîtes de lecture continue, est c'est un réel plaisir d' enseigner dans une classe de 40 élèves attentifs et participants avec joie. C' est aussi l' occasion de faire connaître notre continent et d'apprendre à découvrir le leur.
On s'amuse à regarder la leçon de gymnastique, très bien menée, un peu comme à l' armée, à la baguette et en chanson: "Youpi ya ya youpie youpie ya ...Il descend de la montagne sur son cheval de bois, il descend de la montagne sur son cheval de bois..."!!! On demande si c'est un chant béninois, "eh bien oui!", sauf que nous on se pose encore la question "Mais où se trouve ces montagnes?". Il y a bien quelques petits monts au nord du pays, mais il faut tout de suite ôter de son esprit nos belles Alpes!
Samedi, on organise une nouvelle bibliothèque à Sègbouhè. Les étagères ont été commandées et les villageois s' investissement beaucoup dans ce projet en payant le 25%. Comme on sait que leurs moyens sont restreints, on apprécie à sa juste valeur ce geste qui leur permet aussi de s' approprier cet espace ouvert à tous.De plus, les enseignants seront à l' oeuvre avec nous. On se réjouit de ce moment de partage.
vendredi 29 octobre 2010
Youpiie, tout fonctionne!
Il y a enfin de l'électricité au centre informatique St- Etienne et tout fonctionne à merveille!
Les boîtes de lecture sont réparées, complétées grâce aux précieuses collègues de Bercher qui ont, en un temps record, fourni les livres manquants, MERCI! Ces dernières auront bientôt une place en classe et libéreront la salle d'informatique. Enfin, dira Steph, un peu de place!
L'eau se retire petit à petit de la zone nord de Cotonou qui borde le lac Nouéké.
Ce qui nous a permis d'aller à Toyoyomé. Toute la population était affairée à nettoyer les maisons, bien que situées à 1m au dessus du niveau habituel de l'eau et sur pilotis. Des détritus flottent, l'eau est brune, mais cela n' empêche pas les enfants d'y batifoler. La cour est maintenant sèche et nous insistons sur la nécessité de reprendre l'école au plus vite. D' ailleurs des enfants en profitent pour nous accompagner dans la classe ouverte. Ils ont hâte de revoir leur maître. Le jour même, nous rencontrons également le directeur et le pressons car les autres élèves du pays sont déjà en classe depuis 3 semaines. Il reste donc à ressortir la barque du fond de l'eau et à réparer la cour, car des planches manquent.
Nous allons aussi à Sègbohoué pour rencontrer les élèves et l'inspecteur de l'arrondissement.
C'est une joie de voir ces élèves si respectueux malgré des conditions difficiles. Ils sont répartis en trois classes, souvent quatre par banc. Et comble du comble, il n'y a aujourd'hui que deux maîtres!
Donc Arnaud, qui est un des communautaires financés par la solidarité franco-suisse passe d'une classe à l'autre.
Le bâtiment principal comporte trois salles, le bureau du directeur et un local attenant où sont entreposés des livres. Les deux paillotes,vides ou abîmées, prévues pour accueillir des classes sont aussi à prendre en compte en plus du besoin urgent de trouver des maîtres.
à 4 par banc et 22 tables par classe, à vos calculettes... |
Il y a de quoi faire...Nous proposons également de venir ranger la bibliothèque avec eux, afin qu'elle soit accessible plus facilement. Il faut donc faire des étagères, car actuellement les livres sont entassés sur les pupitres d'élèves. Dans ce village, les habitants sont volontaires pour améliorer le complexe scolaire et donner de leur temps, nous tentons de voir s'il serait possible de leur demander une participation pour les frais. A suivre...
Nous nous faisons une joie de
« papoter » avec les enfants qui ne semblent pas pressés d'aller manger.
L'inspecteur nous promet de trouver des enseignants. En tout cas, nous, nous ne serions pas à même de tenir une classe avec nos méthodes d'enseignement. L'apprentissage fonctionne différemment. Les élèves apprennent en choeur, puis écrivent l'exercice dans leur cahier. Le travail individuel à quatre-vingt, n'est pas possible de toute façon! Quand nous sommes accueillis, c'est tous ensemble qu'ils disent "bonjour Madame", et même quand ils applaudissent pas un faux pas, mais bien en rythme!
Entre tous ces lieux de vie différents, nous ne nous lassons pas de prendre la route et de profiter du spectacle quotidien, des affiches au bord de la route ou de leurs moyens de transporter la marchandise. Sauf quand un camion de pompiers nous emboutit l'arrière et défonce tout le pare-choc. Encore de quoi chauffer Steph et de perdre 3 heures... dans le commissariat.
mardi 19 octobre 2010
Notre quotidien
Au camp Guézo, l'électricité est attendue pour ces jours. Tant mieux, Steph tourne en rond... impatient d'allumer ses bécanes. Il a déjà installé le stabilisateur de tension. Un compteur sera peut-être installé afin que l'école dispose de sa propre ligne. Le matériel a également été inventorié.
L’école vit des échos des enfants qui répètent en choeur , mais qui aussi souvent travaillent calmement à leur table. Bien que la période soit commencée, il y toujours une classe qui court vers nous pour nous accueillir chaleureusement. Comme la maîtresse n’ était pas là, nous leur avons demandé de retourner en classe et de nous chanter un chant. " Yovo, yovo, bonsoir, ça va bien? Merci!" En boucle....Malo et Naïla ont bien ri de les voir frapper des mains en sautant par terre ou sur... la table! Et quel chahut. On admire sincèrement ces professeurs qui parviennent à maintenir la discipline avec autant d’élèves (rappelons qu’il y en a entre 40 à 80 par classe). On a quand même vu une fois un maître avec un certain petit fouet...
Stéphane a rencontré un membre de l’association des parents d’élèves de Toyoyomé afin de parler de l’avenir de cette école sur pilotis, toujours fort appréciée et utile à la population locale qui ne souhaite pas quitter le lac. Une campagne nationale, énormes affiches à l’ appui, préconise la fermeture des écoles qui ne sont pas conformes aux critères du ministère. Mais on n'y est pas encore, d’autant plus que les gens tiennent à leurs école de proximité et on les comprend aisément. On attend de pouvoir enfin aller sur place, mais l’eau inonde encore la cour et l’ école n’est par conséquent pas ouverte.
Dans notre lancée, nous avons pris rendez-vous avec la directrice du ministère de l’ enfance. Nous aurions souhaité avoir une liste d’ orphelinats sur Cotonou ou les communes avoisinantes. Refus immédiat, la dame a eu peur que l’ on soit intéressé par l’ adoption. Nous lui avons expliqué la raison de notre demande, c’ est-à-dire faire profiter une institution de panneaux solaires pour pouvoir alimenter des salles non éclairées. Nous avons appris qu’ il y a deux sortes d’ orphelinats, les non répertoriés et les officiels reconnus soutenus par l’ Etat. Un programme est actuellement en cours afin de mettre ces dernières institutions aux normes ministérielles. Donc pas de réponse pour nous qui repartons bredouilles.
Inscription à :
Articles (Atom)
Petit bijou de la technologie, cliquez sur l'image et vous connaîtrez notre position.