Ce blog va retracer notre projet humanitaire à travers l'afrique, soit le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, et le Bénin où nous avons installé une salle d'informatique dans une école de Cotonou. Une expérience de 6 mois qui nous a touché, ouvert un autre regard sur le monde et surtout donné l'envie de continuer notre action. Alors voici les nouvelles de notre association African Puzzle!
La joie d'être à l'école.
Pour soutenir notre action au Bénin: Raiffeisen compte 10-9374-7 mention Africanpuzzle CH60 8047 2000 0059 4815 0
Nos ordinateurs ,une belle image de la solidarité suisse en Afrique.
Salle informatique de Sainte-Rita
Le bonheur de partager
Nous proposons à des étudiants suisses de nous accompagner au Bénin afin de partager un peu de leur énergie et générosité en nous aidant dans nos diverses actions sur le terrain.
Pâques 2013
15 jours pour installer 2 salles informatiques, rendre visites à tous nos enfants parrainés et distribuer du matériel scolaire ainsi que des habits. Tout ça grâce à l'aide nos 8 volontaires !
36 enfants parrainés pour l'année 2013-2014
Avec 8.- par mois, vous pouvez offrir la joie à un enfant en lui permettant de devenir élève simplement.
Notre association
Depuis notre retour nous avons donc crée une association, African Puzzle, qui vise à améliorer la scolarité des élèves béninois. Deux nouvelles salles informatiques sont en cours d'installation et déjà 36 enfants sont parrainés!
SPOT
Si vous voulez mieux connaître le Bénin...
dimanche 15 août 2010
Le Siné-Saloum, dans le delta des fleuves Siné et Saloum
Ils vivent de la pêche avec de tous petits moyens. Tout est bon: langoustes, crevettes, crabes, huîtres collées au racine de palétuviers, soles, sardines, divers gros poissons dont on ne se souvient plus tant il y en a. Avons fait le chemin jusqu'à Dionouar en passant par Djifer, village où il vit avec sa femme et sa fille, après des années de dur labeur en Europe.
Dans cette ville se trouve le plus grand marché couvert de l'Afrique de l'Ouest, mais comme elle est très polluée, infestée de moustiques et où sévit encore le choléra, nous passerons notre chemin.
Réserve de Bandia
Nous voici en pleine savane africaine, cette réserve de 3500 hectares se visite en 4X4 car à la saison des pluies, les pistes sont défoncées, voir impraticables. Pour la première fois avec un guide, il nous emmène pour un tour de 2 heures à la découvertes des animaux, en semi-liberté, dans leur "milieu naturel".
Les crocodiles plongés dans leur mare, seul le dessus de leur tête restait visible. Les antilopes, les élands, les zèbres, les singes sont peu farouches. Mais le rhinocéros blanc a été difficile à trouver. Il est magnifique, imposant. Nous nous étonnons de sa couleur sombre. Cela viendrait d'un amalgame entre wide et white .
On s'est régalé, Naïla a adoré.
Sur la route pour M'Bour, la vraie vie africaine reprend: arrêt pour du pain, attroupement, jour de lessive avec sèche-linge à ciel ouvert, la joie des enfants qui jouent avec si peu, les étals au bord de la route...
Depuis le 12 août, c'est Ramadan, la vie fonctionne donc au ralenti.
Nous descendons sur N'Dagane afin de visiter les îles du Siné-Saloum et notre ami Johnny. La route est mauvaise et nous arrivons dans un petit paradis nommé "Auberge Bouffe" tenue par deux suisses, Barbara et Bruno. Ce petit nid douillet, arborisé avec goût, est aménagé avec plein de charme et de créativité, comme les voisins en caricatures colorées, bravo Barbara !!
Vous pouvez le découvrir sous www.aubergebouffe.com et visiter sa galerie de photos. Vous pourrez alors admirer les superbes oiseaux que nous voyons tous les jours, mais que nous n'arrivons pas à photographier.
mercredi 11 août 2010
Le Sénégal nous y voici...
Le Sénégal
Le choc est immédiat! On est dans un autre monde: végétation luxuriante, rizières, cases, des enfants partout , oiseaux multicolores, buffles... Conduite de nuit, malgrè les sages recommandations des douaniers et experts d'Afrique.
Nous passons la nuit à St-Louis au camping Océan, chez Raymond, un camarguais exilé depuis plus de 20 ans au Sénégal, d'abord comme commandant de pêche, puis marié à un sénégalaise, il ont monté un hôtel avec camping. Nous sommes à nouveau seuls sur la place, mais le lendemain départ matinal pour la capitale, avec comme objectif, passe-avant prolongé, et de retour dans la superbe ville de St-Louis. Il nous faut 5 heures pour rejoindre le port de Dakar, bureau des douanes, môle 2.
Stéphane commence alors son marathon, il passe de bureau en bureau, chaque fois un militaire lui demande un autre papier, qu'il fournit, puis il doit passer devant un autre officier. Ce manège dure de 11h30 à 18h30, Fernand Raynaud avait une excellente définition du douanier, que Stéph a pu vérifier..
Il quitte dépité le port, car on vient de lui indiquer que seul un colonel, dans un bureau au 4ème étage situé sur la place de l'Indépendance, est autorisé à lui prolonger son papier. Il s'y rend et 20 minutes plus tard, le papier est signé, avec les meilleures salutations du militaire....Le reste de la famille attend, attend, attend dans le bus et sue même sans rien faire! La seule consolation est de trouver un super marché Casino avec de la nourriture européenne, Malo et Naïla sont aux anges!Pour Malo qui ne rêve que d'un steak frites ou d'un bon cervela, c'est pas encore ça, mais on s'en approche il y a des Knacki!
Nous décidons de reprendre la route pour revenir à St-Louis, mais un énorme embouteillage nous retient durant trois heures, sur une distance de 20km parcourus. Le moteur commence à chauffer, nous quittons la route, et nous rendons au Lac Rose, lieu superbe que nous atteignons à minuit et demi. Eh, oui on a vraiment de la peine à ne pas rouler de nuit, à croire que l' on aime le goût du risque. Le derniers kilomètres son asphaltés nous a dit le sympathique gendarme, mais il a oublié de préciser qu'ils étaient aussi remplis d'énormes trous.
Le lendemain, nous admirons le lac, mais constatons que sa couleur rose n'est que très faible,plutôt violet, car nous sommes en période d'hivernage et il a beaucoup d'eau. Au village, nous comprenons mieux l' état de la route. Il y une trentaine de vieux camions Saurer qui chargent du sable. Ils pourraient de tant en tant en perdre un peu sur la route pour boucher les trous!
Nous retournons alors sur St-Louis, pour profiter de visiter cette magnifique ville de musiciens. Nous retournons au camping Océan où Raymond, le patron, nous attend. Nous nous rendons en taxi en ville, 10 dans un tas de feraille et visitons la ville de nuit.
Nous quittons lundi, le camping Océan sur la langue de Barbarie à St-Louis, après deux jours de repos et tractations pour essayer de récupérer une partie de l'assurance Sénégalaise inutile..Pav, un Mauritannien transitaire,tente les démarches pour nous. »Inch Allah ».
Nous partons en direction de M'Bour un peu en dessous de Dakar. Notre chemin est bordé de baobabs millésimés pour certains, et dont le diamètre dépasse les 3m!! Les cases sont toujours entourées d'une palissades. Les moyens de cultiver la terre simple. Des magnifiques manguiers, dont les fruits vendus sur des étals en bord de route son exquis.Nous arrivons dans une région superbe entre Kébemer et Thiès, le variété d'espèces d'oiseaux, comme pélicans, tisserins(il y en a parfois une centaine par arbre et leur nid est une merveille), oiseaux bleu azur, noirs avec une très longue queue,ibis, aigrettes vautours,...est impressionante; la végétation verdoyante et luxuriante et la couleur de la terre qui elle a viré au rouge ocre.
www.hotelterreafrique.com que vient de reprendre un français hyper sympa et serviable. Les enfants sont très vite conquis par la superbe piscine qui trône au milieu du camping. Personne, nous sommes les seuls clients. Un peu comme partout d'ailleurs! Le chant des oiseux, le bruit des vagues quoi de mieux pour vous écrire ces quelques lignes...
Des enfants jouent sur la plage et s'amusent à essayer le skimboard à Malo.Ils nous écrivent leur nom sur le sable, on parle avec la famille.C'est ça le plus grand plaisir d' un voyage : échanger, communiquer, s'apprivoiser.
La frontière sénégalaise
Rosso et la frontière sénégalaise
Après notre traversée « Express » de la Mauritanie, sécurité oblige, nous atteignons la frontière sénégalaise dans le village de Rosso,Mauritanie.
Nous nous trouvons devant un portail métallique de 2m de haut, c'est là derrière que se trouve le poste de frontière, véritable plaque tournante pour l'entrée au Sénégal, le poste le plus pourri de toute l'Afrique il paraît...On a déjà une appréhension. Notre première idée était de prendre le barrage de Diama en bord de mer, mais comme il a plu, un 4x4 est nécessaire.
Nous franchissons le portail accompagnés d'une nuée de personnes nous promettant de tout faire pour nous aider...... super, Steph adore cela.
Et le voilà, majestueux, brun (on irait quand même pas s'y baigner...), symbolique passage en Afrique noire!
Le douanier nous demande nos papiers pour aller les « tamponner », on doit régler la taxe de port, le timbre des douaniers, puis c'est le début des soucis avec l'assurance. Dans l'agence d'assurance à Nouakchott, l'employé a escroqué Stéph en lui vendant une assurance seulement pour le Sénégal, alors qu'il avait demandé une assurance CDAO (Certificat D'assurance Afrique de l'Ouest) Il doit conclure un nouveau contrat valable pour la poursuite de notre périple. Après 30 minutes de palabres administratives, de refus aux vendeurs, on aurait pu faire reluire le bus, acheter biscuits, chiffons pour s'éponger, ce qui aurait été très utile d'ailleurs, acheter un bout de bois pour se laver les dents. Voilà pourquoi ils ont les dents si blanches, ils se les frottent à longueur de journée! Nous montons sur le bac pour passer le fleuve. Arrivés côté sénégalais, on prend les mêmes et l'on recommence...Le laveur d'auto nous demande toujours et encore pour passer la patte, et on a tout à coup plein d'amis. En fait, on a rien inventé avec Facebook! Discussions sympathiques, on en profite pour apprendre quelques mots en wolof.
Nous quittons finalement le poste de douane à 19h30 avec comme ordre de marche une obligation de rejoindre le port de Dakar dans les 24heures !!! afin de prolonger notre passe-avant.
La Mauritanie
Ah, Nouakchott! Nuit chaude, humide = moustiques. Donc on pose les moustiquaires, ou plutôt on essaye. Avec l'espace que nous avons à disposition pour dormir, on a franchement l'impression d'avoir un filet sur le nez.

Mais faudra bien qu'on s'y habitue. Durant la nuit, il pleut. Donc nous voilà en ville, les pieds dans la gadoue à chercher le meilleur moyen de traverser la route! La circulation est également intense . Ils roulent n'importe comment, peut être ont ils la vision rétrécie, tout enturbannés qu'ils sont...! Mais au moins l'égalité vestimentaire entre hommes et femmes est rétablie! Et nous voilà pris en sandwich par deux camions. Résultat: les roues du vélo sont toutes voilées. Pauvre Malo, il a bientôt intérêt à faire de la course à pieds! Et pourtant, ici on nous a déjà demandé 10x fois pour les acheter. Plus on descend vers le Sud et plus les paysages sont extraordinaires.
La terre orange contraste avec la verdure de plus en plus dense à l'approche du fleuve Sénégal. Les villages, entre dunes et verdure, qui bordent la route se ressemblent, petits cubes aux toits bleus (quand on à demandé qu'elle était leur fonction au policier, la meilleure réponse a été 40 kg!), tentes (certaines nous font penser à des yourtes) et couvert où l'on se rencontre. Bien sûr les femmes et les enfants ensemble, les hommes entre eux. Certaines mosquées sont carrément turquoises! On est sous le charme. Les femmes sont de moins en moins voilées et de plus en plus colorées.
Mais faudra bien qu'on s'y habitue. Durant la nuit, il pleut. Donc nous voilà en ville, les pieds dans la gadoue à chercher le meilleur moyen de traverser la route! La circulation est également intense . Ils roulent n'importe comment, peut être ont ils la vision rétrécie, tout enturbannés qu'ils sont...! Mais au moins l'égalité vestimentaire entre hommes et femmes est rétablie! Et nous voilà pris en sandwich par deux camions. Résultat: les roues du vélo sont toutes voilées. Pauvre Malo, il a bientôt intérêt à faire de la course à pieds! Et pourtant, ici on nous a déjà demandé 10x fois pour les acheter. Plus on descend vers le Sud et plus les paysages sont extraordinaires.
dimanche 8 août 2010
jusqu'à la frontière mauritanienne
Journée de route, même plus une ligne électrique, mais une chaleur étouffante jusqu'au poste frontière. Début des formalités marocaines, police d'abord, puis douanes dans un autre local. Stéph laisse sa paire de lunettes au poste police, mais voit passer un douanier avec elle sur le nez, qu'il dépose dans le tiroir de son bureau. Il passe vers le douanier et lui demande ses lunettes, lui fait mine de ne rien entendre, il insiste en lui disant qu'il l'a vu les mettre dans son tiroir. Le douanier lui sort alors la paire de lunette et lui demande tout étonné, serait-ce celle là ? Stéphane lui confirme qu'il vient de les laisser au poste police de l'autre côté de la route. Le douanier les lui rend.
Nous partons pour la traversée du « no man'sland » de 9 km de piste séparant les deux postes frontières.La piste est totalement défoncée, on se colle à un taxi pour passer par un chemin « potable », au milieu, il s'arrête pour demande que nous le payions pour son guidage, Stéphane refuse et lui passe devant.... Nous touchons une fois le dessous du bus sur une pierre, !!OUF !!, On a mis la plaque !!
Nous arrivons au poste de douane mauritanien, petite cabane, on y dort, on y mange, on y rempli des papiers, on y fait tout quoi...
Nous repartons le lendemain direction Nouakchott, nous découvrons le train des mines avec ses 113 wagons de minerai de fer rempli à ras bords, d'où les deux locomotives !! Le paysage le long de la route est magnifique, il varie en couleur de sable, entre grandes dunes claires, creux de couleur presque noire, des monts bruns foncés et du sable comme la neige sur nos routes en hiver. A Nouakchott, c'est le chaos, suite à un orage, les rues sont de véritables bourbiers. Nous trouvons l'auberge du Sahara, mais pas de connection Wifi donc pas de mise à jour du blog possible
Le Sud marocain
Le sud marocain
Après une nuit à la plage d'Aouziwel (petite brèche dans les falaises cotières) qui nous permet de nous poser directement à la mer, petit havre de paix, où pour une fois, il n'y a personne si ce n'est des dromadaires et une famille qui nous propose de boire le thé saharien avec eux et de nous aider si nécessaire
Nous tirons jusqu'à Dahkla, le spot mondialement connu pour le kite.
Les paysages sont comme dans les westerns, des plateaux tubulaires, de longues vallées désertiques nous ne croisons personne sur la route, si ce n'est quelques gros frigorifiques, on croit voir des villages au loin, mais ce sont des mirages. Nous ne découvrons que 2 points d'eau sur 300km, à chaque fois quelques maisons vides, des villages fantômes, mais des mosquées. Toute la côte est bordée de falaises abruptes, une usine de pêche avec des ouvriers vivant sous ...plastique.
En ville, nous faisons poser une plaque métallique sous le bus pour protéger le carter, d'un vilain caillou. Le travail commence à 19h30 pour se terminer à 0h40, à la lumière d'un spot, avec 4 «mécanos » couchés sous le véhicule.
Natascha et les enfants profitent d'aller faire les courses au marché couvert et en ville, véritable fourmilière,plus de monde que chez nous un samedi à la M..... . Nous retournons nous poser au Km 25 sur le parking de la plage, mais nous ne sommes pas seuls, des centaines de crabes à grosse pince sortent de leur trous le soir venu, c'est presque effrayant. Malo est content de prendre son cours de kite et nous de manger de la poudre de sable. Natascha elle, nettoie le bus toutes les demi-heures, mais elle nous avait promis de ne plus être maniaque!!!! Nous profitons le soir suivant avec nos amis Cyril,Gaëlle et Jimmy, d'aller nous laver sous une douche d'eau sulfureuse à 39° avec comme salle de bain, la vallée désertique. On est content d'être propre, même si l'on sent un peu l'oeuf pourri...
vendredi 30 juillet 2010
Le camping
Le 30 juillet 2010
C'est du Camping Sahara Line à Boujdour que nous avons une connection internet pour mettre à jour le blog et ..... faire la lessive, ranger le bus, nettoyer les occupants, se poser pour un jour. L'on est bien content de voir arriver un petit fourgon français pour papoter un peu et ne pas se retrouver seul sur cette place de camping où l'accueil est très sympa, mais qui est .... désert.
La prochaine mise à jour se fera au Sénégal, car cela sera impossible avant (traversée de la Mauritanie) soit dans 1400km, un saut de puce, quoi....
Le sahara occidental
Nous voici dans le début du désert, Natascha est heureuse de voir les dunes arriver jusqu'à la route, de part et d'autre, le trax pour jouer au sable.....
Il n'y a plus que des 4X4, des camions et des dromadaires, pour le paysage, c'est un peu monotone, mais surtout plat. Où sont nos alpes dans le fond ?
Tan-Tan : cette ville est à peu près à mi-chemin entre Tanger et la frontière Mauritanienne. Une ville surgie de nulle part, mais qui nous accueille avec ses chameaux et ses contrôles policiers. Ces derniers sont très sympathiques et papotent volontiers" Federer, Wawrenka, spaghettis, pizzas" voilà les mots qui nous caractérisent pour eux. Et évidemment Swatch et Regalo !! ;)
A Tan-Tan plage, malgré une interdiction générale de camper, le bord de mer est entièrement squatter par de jolies tentes berbères modernes "Quechua", mais bien sûr à côté des usines de sardines.... Nous stoppons à l'Oued Chebika où sont entassés 40 Campings-cars durant l'hiver, mais maintenant, presque personne.
Nous profitons de nous baigner et de sauter dans les dunes.
Notre traversée de Laâyoune se fait au pas de charge, tellement c'est militaire et nous croisons les premiers véhicules de l'ONU.
Le désert est exploité pour ses mines de phophates, mais les temps sont durs, et des manifestations ont lieu un peu partout.
Nous arrivons enfin à la réserve de Khnifiss et sa lagune de Naïla, magnifique, dont la marée nous époustoufle, tellement de terres se retrouvent immergées. Une région diversifiée, lagune, dunes, lacs salés, mer, lieu de passage des oiseaux migrateurs. Nous nous baladons dans ce lieu magique.
Il n'y a plus que des 4X4, des camions et des dromadaires, pour le paysage, c'est un peu monotone, mais surtout plat. Où sont nos alpes dans le fond ?
Nous profitons de nous baigner et de sauter dans les dunes.
Notre traversée de Laâyoune se fait au pas de charge, tellement c'est militaire et nous croisons les premiers véhicules de l'ONU.
Le désert est exploité pour ses mines de phophates, mais les temps sont durs, et des manifestations ont lieu un peu partout.
Nous arrivons enfin à la réserve de Khnifiss et sa lagune de Naïla, magnifique, dont la marée nous époustoufle, tellement de terres se retrouvent immergées. Une région diversifiée, lagune, dunes, lacs salés, mer, lieu de passage des oiseaux migrateurs. Nous nous baladons dans ce lieu magique.
173 Km de route côtière, de lacets et de trous. Partout des petites criques, mais le temps presse, et nous ne sommes toujours pas à la moitié des km au Maroc.
Nous finirons en pleine nuit sur la piste menant au Fort, et déciderons de passer la nuit à 1 Km du campement puisque il est déjà 23h30.
Essaouira, la soeur de St-Malo
Essaouira
Charmés par cette jolie ville cernée de remparts, nous visitons la Médina, en long en large et en travers, et finissons sur le port avec ses pêcheurs et vendeurs de poissons. Nous trouvons sardines, murènes , rascasses, crabes, araignées de mer, soles et anguilles. Les pêcheurs sont vêtus de pulls, plus polaire, nous on étouffe.
Entre les bateaux, des enfants profitent de piquer une tête dans une eau pas toujours claire.... On visite également une fabrique de meubles marquetés, Stéphane admire le travail.
Ah, en fait, savez vous qu'il existe des marocains roux ? la plage est très sympa, vraiment une halte très agréable.
Nous passerons la nuit un peu plus bas sur la côte à Sidi-Kaouki, un spot prisé des planchistes.
Malo en profite pour faire du Kite-board sur la plage.
Nous nous trouvons dans la région qui produit l'huile d'Argan, dont le Maroc est le seul et unique producteur mondial. Des arganiers longent la route, et ce sont une fois de plus les femmes que l'on retrouve agenouillées pour ramasser les fruits. Tout est bon dans l'argan, l'écorce pour les bêtes, la coquille pour allumer le feu, l'amande, grillée puis pressée pour en extraire l'huile si prisée. Elle peut être alimentaire, goût assez prononcé, et extraite manuellement souvent dans des coopératives féminines. L'huile d'argan cosmétique est, elle, produite à industriellement
Ah, en fait, savez vous qu'il existe des marocains roux ? la plage est très sympa, vraiment une halte très agréable.
Nous passerons la nuit un peu plus bas sur la côte à Sidi-Kaouki, un spot prisé des planchistes.
Malo en profite pour faire du Kite-board sur la plage.
Le marché de Had Draâ
Dimanche 25 juillet 2010
Nous voici plongés dans un des plus grand marché du Sud marocain. D'ailleurs, il a lieu à Had Draâ (Had = dimanche et Draâ = marché), comme quoi cela fait très longtemps que cette tradition existe. Il est immense et divisé en deux parties, le grand marché et celui des bestiaux. Animal choisi, boucher conquis, et grill fourni !!!! De grandes tentes sont installées où les clients, hommes couchés parterre dégustent les morceaux choisis « exquis » au milieu de la fumée.
Il y a de tout, quincaillerie, artisanat, fruits et légumes, ainsi que poussins, habits et tapis. De plus, de grandes perches en bois sont proposées pour la construction. Le bétail échangé, choisi et acheté est ensuite chargé sur les camion, camionnette, et voitures pour le retour à la maison. Il est possible de charger sur 2 étages sans mettre de plaques et de rampe d'accès, deux cordes suffisent. On aurait volontiers photographié les camions, mais les hommes ne le voulaient pas. De plus, il faut faire attention où l'on met les pieds, car le sol est jonché de détritus, »beuzes » Nacha dit que cela porte bonheur, alors...
Il paraît que des images de ce marché sont disponible sur Youtube, mais une chose est sûre, il vous manquera les odeurs, et là c'est indescriptible.....
Voie rapide....
samedi 24 juillet 2010
Les tanneurs, quelle bonne odeur !!!!
Un point marquant de la visite des souks
Heureusement, nous pouvons respirer un petit bouquet de menthe pour masquer l'odeur nauséabonde de ce pénible travail. Naïla était dégoûtée, mais Malo a relevé que l'odeur était tout à fait acceptable comparée à celle du chargement des poulets.
La place des herboriste remet tout le monde d'aplomb avec des odeurs nettement plus alléchantes.
samedi 24 juillet 2010
Le relais de Marrakech
Vendredi 23 juillet 2010
C'est confortablement assis au bord de la piscine, ho pardon...!! du jacuzzi, que nous écrivons. En effet, c'est au magnifique camping » Le relais de Marrakech « chez Gilles et Jöelle que nous établissons notre campement pour une journée. Nous devons mettre à jour notre blog et c'est au milieu d'une végétation luxuriante que nous rédigeons ces quelques lignes. Un vrai camping européen avec le charme marocain en plus, Gilles nous indique d'autres bonnes adresses, qui nous serons fort utiles le moment venu.
Le campement ressemble à un conte des milles et une nuit, avec des petites cases africaines (chambres d'hôtes), un splendide restaurant dans une maison typique, le tout au bord d'un grand bassin dans lequel, Malo et Naïla passent une journée de rêve. Un luxe auquel nous ne sommes pas habitués, mais qui nous ravi. Nous ne pouvons que recommander cette excellente adresse.
Nous nous endormons ventilés par un vent bienvenu,qui nous amène fraîcheur pour la nuit.
vendredi 23 juillet 2010
Marrakech, la Belle
Mercredi 21 juillet 2010
Renate nous a bien indiqué la route pour arriver rapidement à Marrakech, mais comme toutes les routes se ressemblent et que l'écriture arabe n'est pas encore notre tasse de thé nous nous retrouvons perdus en pleine nature. Nous demandons notre route à un camionneur, qui nous propose de le suivre, et nous voici parti pour un petit détour de 120km, youppie. Inutile de préciser que cela nous fait passer les heures chaudes, voir très chaudes de la journée sur la route enfermés dans notre cocotte minute. En fait, même les bougies ont fondu, l'eau des bouteilles est un thé très très très clair et la crème corporelle peu servir de cire à épiler. Pour notre pauvre frigo, la lutte est inéquitable....
Arrivé à une croisée, Stéphane a pris sa présélection pour obliquer à gauche , toujours pressé, il a passé avant les voitures qui venaient en face. Quelle ne fut pas sa surprise de voir s'agiter le policier du carrefour (il y en a au moins un pour chaque croisement) pour nous faire nous garer sur le bord et lui demander ses papiers.
| La place Jemaa-el- Fna |
| un étal de biscuits |
les sources de Ouzoud
Mardi 20 juillet 2010
Ballade jusqu'aux sources (24 sources) de la rivière, dix km qui permettent de se baigner dans une eau claire et très fraîche. Que du bonheur pour tous par la chaleur ambiante.
Il y a beaucoup de mulets qui vont et viennent, parfois à grande vitesse, pour le transport d'eau, de personnes et de marchandises pour les campements se trouvant au niveau des sources.
Les femmes qui font la lessive, une montagne de linge sale, ont toujours le sourire aux lèvres. Dommage que l'on ne puisse communiquer avec elles.
Des campements de ci de là, il y en a avec ou sans ménagerie, mais toujours pour famille nombreuse...
N'oublions pas de vous signaler qu'aujourd'hui, nous avons un super guide, qui parle peu, attend patiemment à chaque pause baignade, et apprécie les caresses. C'est Raza, le chien du camping, tout le monde le connaît et personne ne vient nous importuner pour nous proposer leurs services. pour l'après-midi, programme « cascade », n'oublions pas que nous sommes aux chutes du Rhin du Maroc. L'eau tombe d'une falaise de plus de 100m dans le canyon de l'Oued el Abib, le sentier qui nous y mène est jalonné de terrasses en étages où chaque cm2 est utilisé : camping rustique, restauration rapide à la marocaine, échoppes en tous genres, coins de repos dans la roche (mais en fait on s'assied où? !! ). Quelle ambiance. Une famille de singes vit également en ces lieux.
Au bas des chutes, on peut embarquer sur des radeaux composés de vieux barils maintenus entre eux par des perches, pour s'en approcher le plus possible. Des pseudo guides nous proposent leurs services un peu partout, ils sont très sympathiques et par chance peu insistants. Ils partagent un peu de leur quotidien et cela nous permet de mieux comprendre comment ils vivent.
Soirée tranquille avec nos hôtes de Zebra, Renate et Paul qui nous dévoilent quelques secrtes de l'afrique. Nous les remercions pour leurs bons conseils et leur gentillesse. C'est sûr nous reviendrons....
jeudi 22 juillet 2010
Ouzoud et ses chutes
Lundi 19 juillet 2010
Se promener au Maroc, l'odorat parfois alléchant, mais souvent une puanteur qui pique le nez, il fait bon avoir un bouquet de menthe dans la main. La vue, on ne sait plus où regarder, il y a tellement de monde. L'ouïe, les musiques, les conversations animées, le muezzin...... Pour le goût, on passe notre chemin, on n'ose pas toucher à la nourriture locale, malgré qu'elle ait l'air succulente.
On finit par trouver à l'Hôtel de France une piscine à peu près propre. Mais avec le vent chaud qui souffle, on se baignerai dans n'importe quoi. On a lu dans notre guide Gandini « Campings au Maroc » qu'il y a un camping tenu par un couple de hollandais, Renate et Paul, deux aventuriers mordus d'Afrique. C'est une petite merveille, un havre de paix, un oasis au milieu de ce tourbillon humain que nous découvrons au Camping Zebra. www.gewoongaan.nl.

Des plantes partout, des chambres d'hôtes, des sanitaires et le restaurant fait avec beaucoup de goût, dans le style africain, qui témoigne de leurs périples à travers ce continent qu'ils aiment. Il y a même une tonnelle, une petite piscine que Malo et Naïla se feront un plaisir de squatter. L'accueil y est cordial et formidable. On apprécie également l'engagement écologique et l'exemple qu'ils transmettent à leur entourage dans ce pays encore très peu enclin à ces pratiques.
Des plantes partout, des chambres d'hôtes, des sanitaires et le restaurant fait avec beaucoup de goût, dans le style africain, qui témoigne de leurs périples à travers ce continent qu'ils aiment. Il y a même une tonnelle, une petite piscine que Malo et Naïla se feront un plaisir de squatter. L'accueil y est cordial et formidable. On apprécie également l'engagement écologique et l'exemple qu'ils transmettent à leur entourage dans ce pays encore très peu enclin à ces pratiques.
Nuit courte, par la chaleur (38°) trop étouffante.
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