La joie d'être à l'école.

La joie d'être à l'école.
Pour soutenir notre action au Bénin: Raiffeisen compte 10-9374-7 mention Africanpuzzle CH60 8047 2000 0059 4815 0

Nos ordinateurs ,une belle image de la solidarité suisse en Afrique.

Nos ordinateurs ,une belle image de la solidarité suisse en Afrique.
Salle informatique de Sainte-Rita

Le bonheur de partager

Le bonheur de partager
Nous proposons à des étudiants suisses de nous accompagner au Bénin afin de partager un peu de leur énergie et générosité en nous aidant dans nos diverses actions sur le terrain.

Pâques 2013

Pâques 2013
15 jours pour installer 2 salles informatiques, rendre visites à tous nos enfants parrainés et distribuer du matériel scolaire ainsi que des habits. Tout ça grâce à l'aide nos 8 volontaires !

36 enfants parrainés pour l'année 2013-2014

36 enfants parrainés pour l'année 2013-2014
Avec 8.- par mois, vous pouvez offrir la joie à un enfant en lui permettant de devenir élève simplement.

Notre association

Notre association
Depuis notre retour nous avons donc crée une association, African Puzzle, qui vise à améliorer la scolarité des élèves béninois. Deux nouvelles salles informatiques sont en cours d'installation et déjà 36 enfants sont parrainés!

mardi 28 décembre 2010

Meilleurs voeux de bonheur sur la terre!

Un voyage, c'est aussi beaucoup de visages en mémoire, de rencontres, de liens tissés, de réelles amitiés à garder. 


Nous voudrions en profiter pour faire un clin d'oeil à toutes les personnes qui ont passé du temps avec nous, qui nous ont fait rire, pleurer, avec tant de gentillesse et toujours les bras ouverts.


Renate et Paul, au milieu du désert de pierres, mais la passion dans le coeur, vous attendent pour vous emmener en 4x4 ou en récits, dans leur passion africaine. Nous ne manquerons pas de revenir au chaud, Malo prendra une bonne lampe de poche pour les yeux des araignées et des charmants scorpions.


















Nous avons été accompagnés de Jimmy, Gaëlle, Cyril (pas vraiment copain avec la police locale au vu de sa collection de contraventions!) tout au long des derniers kilomètres du Sud marocain. Ils ont réchauffé nos fraîches soirées (nous qui pensions y mourir de chaud) et partagé un peu de notre vie de bohème avec leur petit bus blanc. Un art de voyager en toute simplicité. Jimmy, tu aurais fait fureur avec Malo, Diabolo en duo au Togo! Nous vous souhaitons encore de beaux voyages à travers le monde! 
Raymond, las de se battre contre l'administration sénégalaise qui nuit au tourisme (Vous avez 24h pour aller de la frontière mauritanienne à Dakar, afin de faire signer et payer un droit de séjour dans le pays), est retourné chez lui après tant d'années à gérer un camping de St-Louis. Il nous reste un souvenir de poker mémorable, Malo et Naïla ont joué toute la nuit. Bon repos en France, Raymond! Un bonjour à Pav, transitaire mauritanien, qui a tout fait pour récupérer l'assurance falsifiée à Nouakchott, malheureusement sans succès. 
Johnny, notre ami sénégalais de longue date,  que nous avions rencontré en Sardaigne il y a déjà tant d'années, a enfin pu nous montrer son île, Dionovar, sa maison, sa femme et sa fille. Un petit havre de paix, malgré le tristesse de ne pas avoir pu rentrer assez vite afin de partager ce bonheur avec ses parents décédés trop tôt. C'est souvent comme ça en Afrique, il faut un membre de la famille qui sacrifie sa vie pour aller travailler en Europe et subvenir au besoin de tous ceux restés chez lui. Ces aventures, mésaventures aussi, sa vie de berger, pour lui qui a su se faire aimer des bêtes, 200 moutons mais toujours un livre sous le bras, les kilomètres parcourus à vendre des draps sur la plage mais une grande sagesse pour avancer et ne pas baisser les bras. De cette période dure, il garde beaucoup de souffrances, mais aussi une grande solidarité avec sa famille de galère. Il mérite le bonheur qu'aujourd'hui il a, une vie simple, modeste, mais des rêves qui ne le quittent pas. Merci Johnny, tu nous a ouvert ton coeur pour notre plus grand bonheur. 
www.aubergebouffe.com
Un petit coucou à Sido, qui dort au milieu de moteurs de bateau (faut bien payer sa chambre...) mais dépanne et conduit  sa barque avec humour et brio. Un nom facile à retenir, comme il nous l'a dit "do,ré,mi, fa, sol, la, SIDO"!
L'auberge Bouffe, trouvée au hasard d' une ruelle en terre, un petit paradis suisse, magnifique, coloré, avec fantaisie, originalité et confort, si bien tenu par Barbara et Bruno. Un couple apprécié de N'Dagane, qui vit avec grand respect dans la tradition de leur terre d' accueil. Ils participent activement à la vie de leur commune et aident les plus nécessiteux. On a été aux petits soins, gâtés par des bons plats (zébu, purée de pomme de terre, un régal après déjà un mois de pâtes ou riz!), entourés de leurs doux chats. C'est sûr un jour on reviendra.
Sibiri, notre guide au pays Dogon, nous a raconté des histoires, des contes et légendes, fait entrer dans le monde si incroyable de cette région. Il a organisé des haltes gourmandes (poulet bicyclette, bananes plantains, pommes de terre en sauce), des visites, des randonnées. Grâce à lui, notre guide du Routard est resté dans la poche, l'occasion de vivre ces coutumes et entrer en contact avec la population et ses si attachants enfants, sans avoir le nez dans un livre. Le coup de coeur de Naïla. Sibiri, merci pour ta patience, la piste fut laborieuse et pleine de surprises, mais jamais ennuyeuse!


A Vincent, David, aux villageois de Klekptèmè, à toutes nos rencontres de passage, toujours un plaisir d'échanger des aventures, des expériences, une soirée agréable, une visite de musée à Bobo-Dioulasso, un coup de main par-ci par-là, bonne année! 


http://www.lebeninavelo.com/
Nous pensons également beaucoup à nos amis béninois. 
Constant, le fou du cyclisme qui a fait le tour du Bénin à vélo pour découvrir son pays inconnu jusque là. Il nous a fait rire avec ses anecdotes, il nous a fait connaître sa culture, grâce à ses connaissances, nous a ému par tant de gentillesse et un si beau souvenir. Malo t'attend pour un tour de Suisse! 
Radj, notre cher voisin, nous a fait notre meilleur plat de pâtes alors que nous démoralisions au milieu d'un campement fumé et noirci. Grâce à lui aussi nous avons vécu une soirée mémorable au prix d'excellence des jeunes employés, qui se présentent en nommant leur plat favori et leur couleur de choix!
Smith, l'entrepreneur qui construit des bâtiments de brique et de verre, nous a montré Cotonou de haut.
Valentin, notre prof de percussion qui, sous la demande, fabrique les bracelets sous vos yeux et pour tous les copains du vélo club d'Orbe. 
Odette, Hermine, Diane, Marc, Camel, Jaques, Pélagie, Régina et son frère,  la jeunesse pleine de promesses, Nathalie (ton collier brille toujours dans la nuit), Cécile, Ange, Adeline et famille vous nous manquez.


Notre belle- fille, vendeuse de carte téléphoniques qui attend toujours son mari Malo, Kennedy, gardien attitré de notre bus et accessoirement de l' Ambassade des Etats-Unis, ArnaudAugustin (toujours prêt à vous véhiculer, même à 3h du matin!), Rokaël, dépanneur et copilote des opérations de fermeture du coffre-bus, ainsi que toutes les personnes que nous avons côtoyé, merci de nous avoir transmis la bonne humeur qui rayonne en vous et vous fait avancer.



A tous ceux avec qui nous avons eu du plaisir à travailler, Berenger, les directricesles secrétaires, les enseignants du Petit Poucet, Mme Boko, la famille de Simplice, M. Vuanney et le corps enseignant de Toyoyomé, M. Gnignou et ses enseignants de Sègbohoué,  M.Glaganon et son équipe de la Bergerie de Dieu, que la nouvelle année vous apporte quiétude et satisfaction.


Bien sûr une pensée toute particulière à Flora et sa famille, meilleurs voeux de bonheur sur la terre et à travers les frontières!
  








          




lundi 20 décembre 2010

Sur la côte...

La route des esclaves
Ouidah est un centre historique qui a sa plus grande importance sur la côte atlantique de l' Afrique de l' Ouest. En effet,  née sur le site où les premiers colons s' installèrent, la ville est chargée d' histoire.  Prospère, grâce aux marchands européens qui firent fortune avec le commerce de " bois d' ébène", nom pudique pour parler du marché des esclaves. Les  richesses accumulées de la dynastie alors en place suscita la convoitise du roi d' Abomey qui s' empara alors de la ville par la force de ses armées. S' en suivit un fructueux commerce avec les puissances coloniales (essentiellement, l' Angleterre, la France et le Portugal), qui continua bien au-delà de l' abolition de l'esclavagisme avec la culture du palmier à huile. Le Portugal ne quittera le pays qu'en 1961.

Le sentier de terre qui relie la ville à l' océan reste un témoignage de ce triste commerce. La route des esclaves a été parcourue par des dizaines de milliers d' hommes durant plusieurs siècles.  Ces hommes capturés dans les campagnes et villages, étaient enchaînés et échangés au marché de Ouidah contre des armes, de l' eau de vie et des pacotilles (par exemple, pour un canon il fallait entre 10 et 15 hommes). Avant d’ atteindre la côte, ils s’ arrêtaient à l’ arbre de l’oubli et devaient tourner trois fois autour en signe d’ adieux afin d’ empêcher, selon la tradition, l’âme de se venger.
Ce parcours a fait l’ objet d’ une mise en valeur de l’ Unesco qui a élevé des statues tout au long des 4 kilomètres et le mémorial du non-retour, repeint entre notre premier et deuxième passage.En tout cas c’ est un lieu riche  en émotions en pensant à cette triste période de notre histoire.


Ouidah, qui est aussi la capitale du culte vaudou, se trouve sur la route des pêches que nous avons emprunté en rentrant de Grand-Popo. C’ est sur cette côte que viennent fréquemment des tortues pour y pondre leurs oeufs.
La tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) et la tortue luth (Dermochelyscoriacea) pondent sur la plage de septembre àdécembre, la tortue verte (Chelonia mydas) et la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) sont, quant à elles pêchées en mer.      






Elles aiment les caresses!
Il y a des associations qui militent pour protéger et faire vivre ces espèces marines. Nous avons rencontré des pêcheurs qui nous ont expliqués leur travail, c' est-à-dire sillonner les plages pour recueillir les oeufs avant qu’ ils ne soient déterrés ou mangés par un prédateur, recenser les tortues et bien sûr vivre un peu du tourisme. Ils nous ont montré les tortues et des bébés qui sortaient de l’ oeuf. Malo et Naïla se sont fait une joie de les mettre à l’ eau. 

vendredi 17 décembre 2010

Derniers tours de ville, Cotonou on adore!

Le plus crispé!
Cette fourmilière vivante, chaleureuse, animée vous prend dans sa vie trépidante , vous émeut, vous fait rire, vous impressionne, vous met en ébullition, mais ne peut pas vous laisser indifférent.
Nous voulons partager avec vous quelques petits moments forts de notre quotidien et de notre vie en Afrique que nous aimons tant.

Comme notre bus est en route pour l'Europe, nous profitons des taxis-motos. Quelle liberté! Il y en a partout, il suffit de lever le bras et vous voilà parti pour quelques centimes. Bien sûr quelques petites frayeurs ne sont pas impossible, frôler une auto, déraper, se brûler au pot d'échappement (Natascha garde un joli souvenir sur son mollet...), mais il suffit de fermer les yeux quelques instants.

Nous nous plongeons une dernière fois dans Dantokpa et son animation débordante, le fameux méga-marché où l'on trouve de tout. A l'abri sous leur toit de tôle, les vendeurs sont groupés par catégorie, bijouterie, électronique, confection, quincaillerie, ... C' est ici que viennent s'approvisionner les revendeurs ambulants et charger sur leur tête la marchandise. On peut acheter les jeans par paquet de dix! Beaucoup de Nigérians à la vente, et surtout beaucoup de matériel chinois sur les étals. Il y a des portables aux marques inconnues en Europe, avec deux cartes à l'intérieur, même trois. Normal, ici, il est fréquent de travailler avec deux opérateurs pour réduire les coûts de la communication. Et presque que des cartes à pré payement. On peut même recharger avec 200 FCFA (50ct)! 

Le marché est au bord de la lagune et beaucoup de gens y viennent en barque, c'est certainement plus facile d'accès. Dire que les premiers jours à Cotonou, nous avons plusieurs fois passé au milieu en bus, par erreur évidemment, au temps où notre orientation était encore un peu incertaine...  Maintenant après trois mois à user notre plan, plier, déplier, tourner dans le bon sens (il paraîtrait que c'est très féminin!), on se repère enfin grâce aux grands boulevards et aux noms des quartiers. Les petits "von", traduisez par rue, ont juste un chiffre, alors vu le nombre qu'il y en a, il faut mieux savoir compter! Quand nous demandons une adresse, ne serait-ce que pour écrire, les habitants nous proposent juste leur numéro de téléphone portable. Pour nous, 
c' est sis Camp Guézo (zone militaire) à côté de 
l'Ambassade des Etats- Unis.  
Mais pour indiquer un chemin, il y a beaucoup d'autres repères, le carrefour des trois banques, l'église St.Martin, le vieux pont... Presque aussi facile qu'à Lausanne!
Nous avons gardé le plus authentique pour la fin, le marché vaudou. C'est ici que viennent s'approvisionner les prêtres voduns, sorte de guérisseurs venant à la rescousse de la médecine quand celle-ci ne peut plus rien faire  pour libérer les patients envoûtés. Herbes séchées, minéraux en poudre, animaux séchés (tout ce vous voulez en liophillysé: tortue, rat, serpent, gazelle, léopard, singe, grenouille, chat, lézard, phacochère...) doivent être absorbés par le malade pour se désintoxiquer le corps et l'esprit. La posologie, la durée du traitement est ordonnée par le guérisseur qui aura auparavant consulté une divinité. Cette thérapie est accompagnée de prières, mais il paraîtrait que ces guérisseurs voduns sont également de fins psychologues, qui savent voir avec leur bon coeur.
Les cultes Vodous comptent dans le monde près de 50 millions d'adeptes, mais son berceau originel se trouve dans l'Afrique de l'Ouest. Lors de leurs cérémonies, les Vaudounsi entrent en contact avec les divinités, dont la transe reste la manifestation la plus spectaculaire de cette communion. Les rituels sont  accompagnés de chants, danses, prières, offrandes aux fétiches qui sont les représentations abstraites de ces divinités. Nous avons eu la chance de voir un de ces cultes, dans une communauté de pêcheurs. Il y avait quatre vaudous, représentés par une sorte de grand chapeau de paille, avec sur son sommet un fétiche. Ils déambulent, tournoient et font peur en passant. Par respect nous n' avons pas pris de photos, mais vous proposons un petit tour sur ce site http://voyagesaventures.com/voyages/vaudou.htm. C'était impressionnant.  Naïla ne se sent jamais à très l'aise avec cette pratique. Pour la petite histoire, nous avons acheté de l'ananas coupé sous nos yeux. Avant d'avoir pu le manger, un passant nous déconseille vivement d'y goûter en prétextant qu'il va nous provoquer des démangeaisons. Pas vu, pas cru! L'ananas est exquis, mais quelques heures plus tard, voilà Naïla et Malo avec des plaques rouges sur le corps et un besoin irrépressible de se gratter. Mystère... Nous nous amusons de ce doute qui planera toujours. Pour nous, avec nos esprits cartésiens et notre besoin de toujours tout vouloir expliquer, c'est aussi important d'accepter sans juger et respecter ces pratiques ancestrales qui font partie intégrante de la culture africaine. 
En tout cas Dantokpa,  le marché de la divinité Dan, serpent sacré que l'on ne peut pas tuer, assistera encore longtemps à l'univers hétéroclites d'une ville riche en culture et en hommes qui se respectent et savent garder leurs traditions. 

mercredi 15 décembre 2010

Programme pour 2010-2011

 PROGRAMME DE COURS PAR NIVEAU
PROGRAMME WORD
TRONC COMMUN A TOUS LES COURS
  • CONNAISSANCE DE L’ORDINATEUR : SOURIS – CLAVIER – ECRAN – UNITE CENTRALE
  • MISE EN ROUTE D’UN ORDINATEUR
  • PRESENTATION DU BUREAU ET DES ICÔNES AFFICHEES
  • UTILISATION DE SOURIS ET DE CLAVIER : DACTYLOGRAPHIE + DESSIN
CE1
  • LANCEMENT DE WORD
  • PRESENTATION DE WORD
  • UTILISATION DE WORD : 
  • Saisie d’un doc
  • Sauvegarde d’un document
  • Mise en forme des caractères d’un doc
  • FERMETURE D’UN DOC

CE2
  • LANCEMENT DE WORD
  • PRESENTATION DE WORD
  • UTILISATION DE WORD : 
  • Saisie d’un doc
  • Sauvegarde d’un document
  • Mise en forme des caractères d’un doc
  • Mise en forme des paragraphes
  • FERMETURE D’UN DOC

CM1
  • LANCEMENT DE WORD
  • PRESENTATION DE WORD
  • UTILISATION DE WORD : 
  • Saisie d’un doc : correction automatique
  • Sauvegarde d’un document
  • Mise en forme des caractères d’un doc : gras italique souligné couleur de police taille corps indice exposant majuscule minuscule lettrine
  • Mise en forme des paragraphes : interligne alignement colonne 
  • Insertion de tableaux (simples)
  • Utilisation de la commande trier
  • Insertion de numéro de page
  • Orientation de la page : Portrait ou paysage
  • FERMETURE D’UN DOC


CM2
  • LANCEMENT DE WORD
  • PRESENTATION DE WORD
  • UTILISATION DE WORD : 
  • Saisie d’un doc
  • Sauvegarde d’un document
  • Mise en forme des caractères d’un doc
  • Mise en forme des paragraphes
  • Insertion de tableaux (fusionner - fractionner)
  • Utilisation de la commande trier
  • Insertion de Word Art
  • Insertion d’image clipart
  • Lettrine
  • Entête et pied de page
  • Bordure de page
  • Insertion de numéro de page
  • Orientation de la page : Portrait ou paysage
  • FERMETURE D’UN DOC


mardi 14 décembre 2010

Petit (re)Tour d'horizon


Grâce à la fondatrice Flora Hazoumé et le responsable Berenger, la salle informatique tourne à merveille. Lors de l'inauguration, ce dernier a invité les élèves et a donné un cours en public. L'occasion de constater une fois de plus ses qualités d'enseignant et sa motivation. Le programme par niveau est établi. Le moment est venu, pour Steph, de laisser "son bébé" entre de bonnes mains! Une deuxième salle d' informatique est déjà prévue, mais il reste encore un peu de travail...





la déco du salon, elle cartonne!
Des livres et du matériel scolaire sont arrivés chez Mme Challoyard. Nous nous dépêchons d'aller les récupérer car il y a très peu de place chez elle. C'était également elle qui avait recueilli nos ordinateurs au printemps.
Nous rencontrons le nouveau responsable de Jéricho et nous réjouissons de l' ouverture prochaine de cette magnifique bibliothèque.
Vanessa, fraîchement arrivée de Suisse, aura le temps de passer dans les classes et faire venir les élèves dans ce lieu de lecture avec certainement de nouveaux lecteurs à inscrire. C' est en tout cas ce que nous souhaitons de tout coeur.



Une dernière visite à Toyoyomé. Directeur, enseignants, membres de l'APE, tout le monde est là pour une dernière rencontre. On les encourage vivement à profiter de leur salle de lecture et du matériel à disposition. Cette école sur pilotis est toujours aussi touchante. Les élèves, en classe, travaillent dans un joyeux vacarme. Mais quand le directeur nous introduit pour permettre de filmer, les salutations sont à l'unisson et respectueuses. La joie d'être en classe est contagieuse, Naïla se réjouit tant d'être de retour à Montchoisi, cette fois, elle comprend la chance qu'ont les enfants scolarisés.
La maternelle, Le Petit Poucet, accueille à bras ouverts, les fichiers de pré-écriture et pré-calcul que nous avons plastifier, afin d'éviter le gaspillage du papier et une utilisation à long terme. Il suffit de faire l'exercice au stylo et d'effacer pour l'élève suivant. Cette petite école est gaie, colorée et les maîtresses font un travail énorme. Coloriage des poésies, décorations...

mercredi 8 décembre 2010

INAUGURATION DU CENTRE INFORMATIQUE ST-ETIENNE


Ecole le Petit Poucet de Mme Flora HAZOUME 
sis au Camp Guézo à Cotonou

Excellences, Messieurs les ambassadeurs,
Madame la Fondatrice du Petit Poucet,
Monsieur le Chef de la circonscription scolaire Begamey,
Monsieur le Directeur Départemental des écoles privées,
Messieurs les Inspecteurs pédagogiques,
Mesdames les Directrices,
Chers enseignants, Chers amis, Chers invités,

C'est une grande joie de partager avec vous tous ce matin le fruit de mon projet, débuté il y a plus d'une année maintenant. Mon épouse se joint à moi pour vous transmettre toute ma gratitude et ces quelques remerciements aux différents intervenants.

Cette magnifique salle a pu voir le jour grâce à l'entraide et la solidarité bénino-suisse. Vous avez tous joué un rôle important dans les différentes actions que mes parents,  Hélène  et Luigi Baggiolini-Bettex ont mené à bien dans votre pays, et je vous en remercie. C'est aussi grâce à eux que je me suis investi avec toute ma famille, ici à Cotonou, car nous avions tous envie de les soutenir et de prolonger leurs bienfaits auprès de la population béninoise.

Votre accueil, votre joie de vivre, et votre éternel sourire nous ont touché. Merci pour tout ce que nous emportons à la maison, des images plein les yeux et le coeur empli d' émouvants souvenirs.

Marie- Angèle Houessinon, a été le premier contact de mes parents au Bénin, elle nous est toujours fidèle et nous la remercions pour cette aide active et rassurante.

Nous avons la chance d'avoir un ange gardien ici au Bénin, Mme Flora Hazoumé.  Elle est toujours présente sur place, récupère le matériel et réorganise sa distribution généreusement. Elle ne ménage jamais ses efforts , nous aide dans chaque situation. C'est encore elle qui m'a offert la possibilité de construire cette salle et accepte de prendre en charge les frais de gestion afin que ce lieu d' informatique vive et perdure au bénéfice des enfants.
Elle a pris soin de nous, comme une mère et nous lui en sommes infiniment reconnaissants.  Merci Chère Flora.

Nos remerciements respectueux vont également à Son Excellence l'ambassadeur, M.Samuel AMEHOU par lequel, Madame Hélène a pu avoir des contacts au ministère des affaires étrangères. 
   
Si je dis nous, c'est parce que je n'oublie pas mes partenaires suisses sans qui tout cela n'aurait jamais pu voir le jour.
Je tiens donc à tous les remercier.

Malo et Naïla, nos enfants, qui avec leurs amis, nous ont aidé aux préparatifs, et ont accepté de les quitter pour de longs mois pour nous suivre dans notre désir d'apporter un peu de solidarité. Ils nous apportent une aide précieuse au quotidien dans notre vie africaine. Notre fille a même dû continuer ses études seule, à la maison. Bravo!

Ma famille et celle de mon épouse, qui nous attendent patiemment en Suisse depuis 5 mois. 
Mes amis, qui nous ont aidés au service de table, en cuisine, à la décoration, ainsi qu'à la préparation du véhicule qui nous a emmené jusqu'à vous, écoutés attentivement et écrits tant de messages encourageants. 
Nos collègues, enseignants, qui ont  préparé la salle du repas de soutien et nous ont donné du matériel. 
La commune de Chavornay, où nous vivons, qui nous a mis à disposition la grande salle du village. 
Nos voisins et connaissances, tous ont pris part au souper de soutien, acheté, vendu les billets de tombola et ainsi financé l'aboutissement de ce que nous fêtons aujourd'hui. 

Mille MERCIS à vous tous.

Les ordinateurs sont un don d'un ami, Philippe, enseignant en école professionnelle et de la banque genevoise Lombard Odier. Merci beaucoup.
Et je n'oublie surtout pas Lucien, l'informaticien, génie en la matière, avec lequel j'ai passé des heures, des journées dois-je dire, à mettre en réseau les ordinateurs, afin que tout arrive complet et prêt à l'emploi. C'est encore lui qui nous a trouvé et payé un HUB, pièce maîtresse du système, pour remplacer celle qui venait de rendre l'âme suite à une pointe de courant mi-octobre. Aussitôt l'information transmise, la pièce me fut livrée depuis la Suisse dans la semaine....  Un grand coup de chapeau, Monsieur LULU!

Dans  même temp, à Cotonou, M. Blaise Francisco, montait les murs et aménageait la salle selon les plans que j'avais établis. Je le remercie pour cette construction parfaitement réalisée. Elle répond aux besoins exigeants d'un tel équipement. Merci beaucoup Blaise.

Je tiens à vous présenter, M. Berenger Sinzogan, responsable de la salle informatique. Il a suivi l'installation depuis le début, connaît toutes les pièces de cet immense puzzle. Il a déjà commencé la formation des maîtres et des élèves avec un programme bien élaboré, adapté aux demandes et besoins de chacun. Motivé, volontaire, ses grandes connaissances lui permettent la maîtrise de cet outil technologique. Il est exactement la personne à qui je désirais passer le témoin.

Je repars donc en Suisse confiant, heureux du savoir que ces machines pourront apporter aux enseignants et enfants béninois, avec un petit pincement au coeur certes, mais certain que mon investissement ne s'arrêtera pas là et pourra se reconduire.

Stéphane  BAGGIOLINI





lundi 6 décembre 2010

Notre dernière semaine

Camel
Le coeur lourd, nous entamons notre dernière semaine... 
Avons passé notre premier dimanche de l' Avent à l' église de Tokan, où se trouve l' orphelinat. C'était incroyable d'intensité, de joie, sermons, danses et décibels! On comprend bien pourquoi les églises sont pleines, il y règne une telle animation bienfaisante et communicative. Il y eu des témoignages de la présence du Christ dans leur vie difficile.C' était très intéressant pour nous de voir comment ils interprètent cette présence. Le calvaire d'une femme qui doit partager sa vie avec une autre, ensorcelée, un don  pour un accouchement avec complication ( il est indispensable de payer l' hôpital à l' avance pour se faire soigner), un gain à la tombola même. Nous avons été accueillis avec tant de gentillesse, remerciés; Steph a dû , à notre surprise, présenter notre     travail ici. La traduction était assurée par le pasteur adjoint et nous lui en sommes infiniment reconnaissants.


Hermine et Joanita



C'est avec émotion mais effectivement beaucoup de tristesse que nous avons dit au revoir à tous. C'est la première fois que Naïla se rend compte que cela sera dur de partir, habituellement tous se moquent gentiment de la sensibilité de Natascha...
Comme  le culte était très, très long, Malo et Naïla se sont éclipsés pour aller faire des avions avec les enfants de l' orphelinat. Nous avons reçu des lettres pour faire le facteur en Suisse et donner à leur parrain et marraine. Ils ont aussi chanté pour nous. Difficile de ne pas être touchés. D' autant plus que nous ne savons pas quand et si nous reviendrons...  Naïla en parle déjà. 



Marc le filleul d' Anne-lise et Jaques
Puis ce fut moins rassurant, car nous sommes allés vers Pélagie, une jeune fille soutenue par Hélène depuis des années. Monsieur M., son patron, nous a empêché de lui parler. Elle cherche à nous communiquer, nous fait signe qu'elle appellera. Nous avons dû ruser pour lui donner le portable, avec carte et crédit. Mais pas sûr qu'on ne lui ait pas déjà pris... on voit bien qu'elle est tout simplement séquestrée, exploitée. Le serveur nous a dit qu'elle n'avait pas le droit de téléphoner. 
Cette semaine est chargée, inauguration de la salle informatique mercredi 8 décembre 2010, finaliser notre action ici et vérifier que la suite est assurée. Il faut que nous lâchions prise, nous détachions de tout ce qui nous a tenu à coeur ces quelques mois et être confiants pour la suite. Un travail à faire sur soi-même... Pas facile.
On croise les doigts pour notre bus qui part demain. Il passe encore au Nigéria, au Ghana et à Abidjan. Vivement qu'il soit à Anvers. Ou alors on fait comme ici, on s'en remet à Dieu.
Mais notre blog n' a pas fini de vivre, il y a encore beaucoup d' anecdotes,
d' histoires et d' images que nous souhaiterions vous faire partager. Vous présenter aussi tous les gens auprès desquels nous avons vécus à Cotonou et que nous garderons dans nos coeurs. Et dès notre retour en Suisse, nous mettrons des films en ligne, ici la connection est bien trop lente. On vous remercie chaleureusement tous, famille, amis, collègues, connaissances et visiteurs de notre site, de nous avoir suivi, soutenu tout au long de ces mois et projet qui touche bientôt à sa fin, mais a changé notre regard à jamais.


Notre bus part bientôt...

Aujourd' hui, c' est un pas vers le retour: notre bus a reçu l'autorisation d'entrer dans le port de Cotonou le jour du départ du bateau. Cela peu paraître bête, mais ici c'est un parcours du combattant, semé d' embûches et de... frais! Steph connaît bientôt tous les bureaux. Il faut voir les douaniers, la compagnie de navigation, le transitaire, l'autorité du port, l'escorte et enfin la gendarmerie. Pffff, ça en fait du monde. Ce travail peut être fait par un transitaire, il y a l'embarras du choix, des privés, des compagnies, mais chacun a son prix. En fait du premier prix donné, Stéphane a réussi, en faisant le travail seul ( il trouve que c'est plus rapide, on sait tous que la patience n'est pas son point fort...), a diviser le prix par... sept. L'impatience a ses gros avantages! Bravo! De bureaux en bureaux, on constate le nombre de personnes employées, celui qui rédige un dossier, celui qui le transmet au bureau suivant, celui qui soutient son ami, le chargé des photocopies, celui qui regarde la télévision sur son large écran plat depuis un gros fauteuil en cuir encore emballé...
Porto Novo
Nos passeports ont également été prolongés, on pourrait encore rester un peu... Non, on blague, Malo et Naïla ont hâte de retrouver leurs amis. En attendant on profite de faire un tour à Porto Novo. C'est la capitale du pays, mais toute l'activité économique se trouve à Cotonou. Et cela se voit de suite. Cette ville est beaucoup plus calme, trop à notre goût. Et dire que l'on est bientôt à Chavornay, 200 fois moins d' habitants qu'ici.
Sur la route, on voit tous les parcs pour autos, camions et machines fraîchement  débarqués d'Europe. Il y en a énormément avec un beau CH derrière. En fait le seul véhicule avec plaques suisses est le nôtre et il n'en a pas!  Il y a encore un 4x4 italien, mais sinon que des voitures africaines, Bénin, Nigéria, Togo. 


Cotonou
On ne vous a pas encore parlé de la conduite locale, mais elle est... dirons-nous....  particulière! Au   carrefour, quand le feu passe au vert, tous le monde démarre et passe en même temps, ce qui fait que toute la route est occupée. A gauche, à droite, depuis derrière et des zems entre deux. Steph, qui a eu la bonne idée d'ôter ses rétroviseurs pour faire de l'avance à l'embarquement regrette déjà, et les remet après un trajet, où le copilote à toute son importance. Tête dehors pour regarder derrière et bras tendu pour annoncer un changement de direction. Mais cela n'a rien d'extraordinaire, ici chaque conducteur fait de même. Pas étonnant, les clignotants sont souvent en option. Le pire, c'est les taxis, à éviter ou tenir à distance. De vrais tas de ferraille sur roues, cabossés et rouillés de partout. De plus, les chauffeurs ne sont certainement pas tous patentés, car prendre une double voie à contre-sens n'est une conduite courante chez nous...  Et le plus surprenant, c' est la police. Feux rouges grillés, tourné sur route, sens inverse sur double voie, et le pire contravention à la carte pour les yovos!!! Pas possible de s' en défaire sans sortir le porte-monnaie. 




Bref, Steph risque de s' ennuyer au volant en Suisse... Heureusement neige et verglas seront là pour pimenter un peu la circulation!

mardi 30 novembre 2010

L' inauguration de l' école de Sègbohouè- Avicodji.

C'est à 15 heures, en ce beau vendredi, que la remise officielle des clés est organisée.
Beaucoup d'invités attendent ce moment. Les élèves arrivent également, car ils ont école.

Habitants, autorités, membres de l'Association des Parents d'Elèves, chefs de chantier et leurs équipes, maîtres et amis sont présents pour cette fête. Madame Flora Hazoumé, notre ange-gardien à Cotonou est toujours là et nous profitons pour la remercier de sa bienveillance C'est dans une classe que nous nous réunissons tous. Dans les deux autres existantes sont répartis les 257 élèves, avec un joyeux brouhaha. La cérémonie commence par un discours d'introduction du Directeur, Monsieur Théophile Gninou. Puis nous remercions tous les acteurs de cette construction. Un historique des événements  rappelle à chacun toute l'aide précieuse dont leurs enfants ont pu bénéficier avec  au départ, la construction de l'établissement en 2005 puis les dons de fournitures scolaires, la création d'une bibliothèque, la distribution d'uniformes kakis pour les plus démunis, l'organisation d'une visite médicale, sans oublier l'engagement  d' enseignants communautaires pour soulager les effectifs de classes. Nous avons la chance d'avoir un traducteur en la personne de M. Ferdinand Glaglanon.
M. Marcelin ouvre la salle du nouveau bâtiment et remet officiellement la clé à Stéphane qui a l'honneur de la remettre au directeur. 
C'est un plaisir énorme pour nous tous d'avoir pu s'investir dans ce projet, le suivre et découvrir le résultat. Ces élèves, si nombreux, auront enfin la possibilité d'apprendre sans être 4 ou 5 par banc. Nous réalisons soudain qu'un silence règne en classe depuis le début de la rencontre et comprenons bien vite pourquoi. Les enfants sont couchés sur leur table, un grand les réprimande 
d' un coup de bâton si par malheur ils manifestent, parlent ou même bougent. 
C' était donc pour cela qu'ils avaient école aujourd'hui...Le responsable, très fier de sa fonction, fait du zèle pour nous montrer comme il prend sa tâche à coeur. Heureusement la cérémonie touche à sa fin, Malo et Naïla ont prévu gonfler et distribuer des ballons de baudruche à tous. Ils ont dû insister fortement pour tout distribuer, un maître convoitait ce jeu pour l'administration ! Mais quel plaisir de voir ces enfants tout à leur joie et des couleurs plein la cour.
Une agape est généreusement offerte par M. Glaglanon, responsable de la Bergerie de Dieu, qui nous a beaucoup aidé dans ce projet et nous lui en sommes infiniment reconnaissants. Son orphelinat, un rayon de soleil dans la détresse des enfants abandonnés, témoigne de sa générosité et joie de vivre.
Il y a dans cette école, Nestor, un enfant handicapé qui vient en chaise à l'école. C'est en fait une sorte de vélo à trois roues qui lui permet d'avancer grâce à la force de ses bras. Il a toujours été présent lors de nos visites. C'est aussi lui qui a aidé, avec ses moyens, pour l' aménagement de la bibliothèque. Il a traduit les histoires lues aux plus petits. Aujourd'hui, il attend patiemment qu'un membre de sa famille vienne le chercher afin de le porter à la maison, ce qui ne doit pas être aisé, vu son poids et son handicap. Nous souhaitons l'aider et allons faire réparer sa chaise chez le soudeur, pour son autonomie et sa liberté. Le coeur empli de joie et des images plein les yeux nous retournons à Cotonou, chez nous!