La joie d'être à l'école.

La joie d'être à l'école.
Pour soutenir notre action au Bénin: Raiffeisen compte 10-9374-7 mention Africanpuzzle CH60 8047 2000 0059 4815 0

Nos ordinateurs ,une belle image de la solidarité suisse en Afrique.

Nos ordinateurs ,une belle image de la solidarité suisse en Afrique.
Salle informatique de Sainte-Rita

Le bonheur de partager

Le bonheur de partager
Nous proposons à des étudiants suisses de nous accompagner au Bénin afin de partager un peu de leur énergie et générosité en nous aidant dans nos diverses actions sur le terrain.

Pâques 2013

Pâques 2013
15 jours pour installer 2 salles informatiques, rendre visites à tous nos enfants parrainés et distribuer du matériel scolaire ainsi que des habits. Tout ça grâce à l'aide nos 8 volontaires !

36 enfants parrainés pour l'année 2013-2014

36 enfants parrainés pour l'année 2013-2014
Avec 8.- par mois, vous pouvez offrir la joie à un enfant en lui permettant de devenir élève simplement.

Notre association

Notre association
Depuis notre retour nous avons donc crée une association, African Puzzle, qui vise à améliorer la scolarité des élèves béninois. Deux nouvelles salles informatiques sont en cours d'installation et déjà 36 enfants sont parrainés!

jeudi 30 septembre 2010

Abomey- Grand- Popo

Un peu d' histoire...
Impossible de ne pas s' arrêter à Abomey pour s' imprégner de l' histoire des rois d'antan, car le pays était alors divisé en plusieurs royaumes, qu'ils mettaient chacun un point d' honneur à agrandir  leur territoire. A la tête de la dynastie Dabomey, des rois aux noms amusants de Gléglé, Guézo, Agoli-Agbo.... régnèrent de 1620 à 1900. La dynastie étant héréditaire, ils se succédèrent , mais chacun d' entre-eux se construisit un nouveau palais. En revanche, les épouses faisaient partie de l'héritage. Certaines suivaient même leur époux jusque dans la tombe en s'enterrant vivante!
La cruauté des rois était terrible et ils n'hésitaient pas à vendre leurs esclaves contre des armes.  Le roi Guézo eut l'idée de créer une une armée féminine, surnommées les Amazones, en hommage à la mythologie grecque. Ce régiment de femmes (environs 4000) combattaient sans aucune peur, animées de courage,  enivrées d' alcool ce qui effrayait énormément leurs adversaires. Nous visitons l'un des palais qui est maintenant un musée d'histoire. Dommage que les photos soient interdites, on ne peut pas partager la visite et la découverte des trônes, objets sacrés, et autres emblèmes de ces suzerains avec vous. Nous enfourchons notre premier Zem, moto-taxi du pays, par chance, ils n'ont pas de compteurs, car nous aurions vraiment pris peur à travers ces rues sablonneuses. Une fois le bus repris, nous devons trouver du pain, alors on se lance à la recherche d'une boulangerie. En Suisse pas de souci, il y a une enseigne, mais ici, comme le pain se vend le long de la route, on ne sait jamais depuis combien de temps il sèche à la poussière des camions qui passent, on voulait donc une fois trouver la source....pour s'assurer de sa fraîcheur. Suite à une multitude d'indications contradictoires, on demande alors à un Zem de nous guider, seul problème, il semble oublier que notre fourgon est légèrement plus large, plus haut, plus lourd et nettement moins maniable. Donc début de slalom entre les échoppes, les avant-toits de maison, les branches basses des arbres et sur une piste étroite et défoncée..... super ! Pour couronner le tout, nous arrivons alors que la boulangerie a vendu tout son pain. Du coup, il ne nous reste que la solution du pain sec et saupoudré de sable, vendu au bord...... de la route! Miam....
Nous longeons la frontière togolaise sur toute la descente jusqu'à Grand-Popo, où nous souhaitons prendre un jour de repos avant la ville et le travail. La région du sud du pays est très peuplée et les magnifiques villages en banco rouge sont nombreux. Nouveau contrôle de police et là, belle découverte, notre carte grise mentionne que l'expertise du véhicule datée du 7 juillet 2010 n'est, selon l'agent, plus valable. Nous lui expliquons que c'est la date du dernier contrôle technique, incrédule, il fait venir sa cheffe pour contrôler nos dires. Madame la capitaine, qui elle sait lire, nous sauve de la situation, ouf ! 


Nous retrouvons enfin l'océan
que nous avions quitté au Sénégal et cela fait un bien fou de profiter de la fraîcheur, du vent et de l'eau! Nous nous endormons au camping Awalé, bercés par les vagues. Pour vous faire une idée, ici, une nuit sous les cocotiers, piscine, plage et chaises longues pour 5000cfa, c' est à dire 12 francs pour 4 personnes! 

Le lendemain nous profitons de fouler le sable, visiter les baraquements des pêcheurs ghanéens et barboter dans l'eau quand des chants attirent notre attention. Des pêcheurs tirent en rythme et en musique (le chef d'orchestre tape sur un morceau de fer et siffle) sur une longue corde pour sortir leur filet de l'eau. Stéph, en manque de travail physique, se joint à eux pensant y passer une petite heure. Malgré les efforts de tous les villageois, on a l'impression que la corde avance peu. Au loin, un autre groupe fournit le même effort. Malo leur prête également main forte et même Naïla se joint au mouvement. Au bout de 2 heures, on se rend compte que tout le monde tire le même filet.
Trois pêcheurs bravent les vagues pour aller fermer le sac et ainsi enfermer le poisson au piège du filet.
Mais alors que d'efforts pour un si maigre résultat, il paraît que la pêche est meilleures quand l'océan est plus calme. En souvenir, quelques cloques aux mains et des courbatures pour les apprentis-pêcheurs.

samedi 25 septembre 2010

Le Bénin, nous y voilà


C'est en date du 9 septembre que nous arrivons au Bénin. Nous nous étions donné deux mois pour atteindre notre but, notre compte était bon, car nous sommes partis le 12 juillet. Si c'était à refaire, nous repartirions les yeux fermés pour ces 12'500 km et avec impatience.
Le Bénin, pays d'Afrique occidentale, couvre une superficie de 114 000 km2 et s'étend sur 670 km, du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. Le Bénin comptait 8 800 000 habitants en 2009.
Il a comme voisins le Togo à l'ouest, le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord. Sa superficie est de deux fois celle de la Suisse, mais comme le pays est plat, il n'y a pas de grandes concentrations de population, car il est habitable partout.
Au poste de frontière, un beau drapeau béninois flotte au vent, nous en profitons pour faire une photo. Aïe, ici, comme partout, interdiction de photographier quoique ce soit. En fait faut être rusé, se dépêcher et s'excuser avec un grand sourire, « Désolés, on ne savait pas, mais on l'effacera.. ». Mon oeil! 
C'est la première fois, par contre, que nos carnets de vaccinations sont exigés. Bons petits suisses et prévoyants, tout est toujours en règle, ce qui fait que le passage des frontières n' est qu'une simple formalité. Fini le Maroc et ses paperasses. Par contre, nous constatons que, comme dans tous ces pays, on est encore loin de l'ère informatique... Remplir des fiches, des fiches et encore des fiches, mais que peuvent- ils bien en faire? 
Des enfants accourent de partout à l'affût d'un petit cadeau.
Faut dire que l'école n'a pas encore repris, ils ont donc tout leur temps... Les crayons font toujours plaisir, mais cela tourne vite à l'émeute, une fois que tout le village a été averti. Malo gère très bien, à force d'habitude.
Nous sommes à Porga, qui est aussi l'une des entrées du Parc de la Pendjari. Nous nous renseignons, car les enfants ont très envie de voir les animaux et d'y passer 2 jours. Comme c'est la saison des pluies, il est très difficile de voir les animaux, car la végétation est dense et les points d'eau nombreux. Nous décidons de revenir au mois de novembre, de plus les pistes seront praticable. Encore un poste de contrôle, en Afrique les  pays sont bien gardés, même après des kilomètres loin de la frontière! Et on est toujours surpris de voir une dizaine de policiers en habits militaires. Solidarité oblige pour l'unique qui travaille! Mais c'est toujours un plaisir de faire la causette avec eux. Ils sont en poste ici pour 6 mois puis changent de coin. De Tanguieta à Natitingou, c'est une succession de beaux villages typiques Sombas. Les cases sont appelées tatas, sortes de petits fortins au ventre arrondis et surmonté d'une tourelle conique recouverte de chaume, servent de grenier pour les céréales (mil, sorgho et maïs). Les briques sont d'une  couleur rouge. Nous profiterons de notre escapade pour nous arrêter plus longuement dans cette région et mieux connaître ce peuple.
La végétation est luxuriante. 
Nous sommes maintenant proche de l'équateur. C'est un parallèle, une ligne imaginaire tracée autour d'une planète, à mi-chemin des pôles. L'équateur marque la séparation entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud. La latitude de l'équateur est zéro degré.
Dans les villes animées, nous sommes impressionnés par le nombre d'églises. Et que ce qu'elles sont laides. Un vrai supermarché des mouvements religieux! Catholiques, Baptistes, des 6 derniers jours, protestants... Il faut reconnaître que leur aide est précieuse. Chaque pancarte, magasin, atelier est sous la protection de Dieu, même les mobylettes. On a jamais vu ça. Les quelques mosquées passent presque inaperçues...
Tout au long de la route, comme un puzzle de couleurs, les récoltes qui sèchent à même le sol. Il y aussi beaucoup de charbon fabriqué artisanalement sur place. Nous passons la nuit devant un hôtel de Bassila après une douche à l'eau de pluie!




lundi 20 septembre 2010

Le pays du vélo

Bobo-Dioulasso- Ouagadougou
Après quelques emplettes européennes au Supermarché du coin, où nous avons, comble du luxe, trouvé du Caprice des Dieux, nous nous réjouissons de reprendre la route. Enfin un autre goût que la vache qui rit qui commence à nous faire pleurer....Naïla, convoitise de tous les garçons du pays, a bientôt besoin d'un bodyguard pour aller chercher du pain. Deux jeunes finissent par se taper dessus,  fort heureusement,  le  gardien du parking intervient de manière musclée. Encore quelques fruits exquis au marché, on y trouve des avocats énormes, des pamplemousses, de la papaye, un régal! 








Nous quittons le ville boueuse et très vite c'est la campagne, les plantations de coton et de mil longent la route. Les petits villages de cases au toit de chaume se succèdent. Ce qui frappe le plus, c'est la multitude de cyclistes, enfants, hommes, femmes et même bébés...... pédalent. Vélo monovitesse, souvent roue voilée, guidon tordu, bref le genre de vélo dont Malo rêve chaque nuit...
On comprend mieux que durant tous notre séjour à l'Auberge, le gardien devait sans cesse régenter pour protéger les deux nôtres accrochés au bus, objets de convoitise, chacun offrant un prix pour les acquérir. Ils ont même développé un système de brouette basse, avec à l'avant une roue de vélo et deux poignées pour soulager les femmes des lourds fardeaux trop souvent en équilibre sur la tête !!



Le long de la route, nous découvrons un travail très méthodique pour le tri des matériaux de construction, entre la terre, le sable, le petit gravier, les cailloux plus grossier, et enfin les briques, façonnées maison. Les tas sont érigés par tous, puis un camion vient charger, à la pelle.






L'arrivée sur Ouagadougou est similaire à celle de Bobo, travaux, tranchées ouvertes, déviations sans suite,etc...en fait le bord d'aile... avec un grand B! Ici même refrain, on sera prêt pour le 11 décembre, jour des festivités de la libération. Nous restons sérieux, mais sceptiques...

Au péage routier, bon nombre de vendeurs accourent pour nous proposer pâtisseries, biscuits au sésame, cacahouètes, noix de Pécan, bière locale, légumes et fruits. « Total » écrit à la peinture, innove dans ses stations, la plus petite composée de 4 bouteilles de pastis, 2 jarres et une dizaines de petites bouteilles en PET, toutes remplies de mélanges jaunâtre pour motos, autos, camion, carburant convenant à tous...Cela explique peut-être le fameux nuage noir lors du démarrage des véhicules, c'est quoi déjà le test antipollution?

Nous trouvons le Paradis de Ouaga et y passons la nuit. On y est presque, les chants religieux de l'église proche nous bercent jusqu'à l'endormissement, de plus Ange, l'hôtesse des lieux, est aux petits soins pour nous.

dimanche 19 septembre 2010

Le Burkina Faso ou le pays où il pleut tous les jours...
Comme il pleut à nouveau, nous décidons de quitter Ouagadougou après une journée de repos. La route pour le Bénin est en bon état et notre chauffeur se fait une joie de pouvoir faire monter le compteur, au grand désarroi du photographe qui s' arrêterai bien à chaque village, palmiers, champs ou rivière! Toujours les mêmes scène de vie, la vie africaine. On a beau dire, ici on travaille beaucoup et avec le plaisir. Mais peut être pas au même rythme.. Souvent on fait une petite sieste sur un tapis, une charrette, un vieux fauteuil ou à même le sol. Tout à fait pour Steph! Il reconnaît volontiers qu'il deviendrait fou à toujours devoir attendre. Quoi?... Un acheteur potentiel, une pièce de rechange, un transport public et souvent on se le demande encore pourquoi ...
Les petits villages d'agriculteurs sont bien cachés au milieu de leurs plantations. Les femmes se rendant au marché sont magnifiquement vêtues de tissus brillants. 
C'est malheureusement le pays que nous aurons le moins eu l'occasion de visiter.
La maladie nous ayant retardé, nous ne nous sommes peu arrêtés en route. Mais nous garderons un souvenir d'un pays très verdoyant, où le ciel peut changer en 10 minutes et déverser un lac en 15! 
Un pays audacieux où  l'on trouve une économie en marche, des véhicules en bon état pour la première fois ainsi qu'un système de pistes cyclables , vu le nombre de deux roues, un réseau routier entretenu comme nous n'en avions pas encore vu. 
Surtout des gens d'une grande gentillesse. 
Un petit bémol quand à la clinique Rosa de Bobodioulasso, le médecin nous a mené en bateau et n'a même pas fait les analyses des prélèvements sanguins qu'il avait faits, ni celles demandées...
On se demande si, ses dix ans d'études en France, ne se sont pas passées à la cafétéria de l'université! Pour un baratineur, il a eut la mention « très bien », pour celle de la médecine, nous lui attribuerons celle de 
« peut mieux faire ».... Comme quoi, la médecine dans la clinique Rosa de Bobodiolasso relève presque du vaudou ou de la roulette russe en Europe... 
D'ailleurs cette manière ancestrale de soigner est très répandue en Afrique, et nous sommes sûrs que leur connaissance des plantes porte ses fruits. Sur ce point, c'est nous qui avons à apprendre... Chaque arbre, chaque plante à ses vertus. Par exemple, le babobab est utilisé pour des troubles digestifs, en  extrayant le liquide blanchâtre de ses fruits. Avec ses feuilles séchées, on concocte une pâte à cataplasmes servant à soigner les infections cutanées, ainsi que les rhumatismes. Quant aux chauves-souris , elles rafolent de son fruit! Bref c' est toute une encyclopédie qu' on pourrait écrire avec ce qu'ils connaissent.
Rien ne sert de faire passer les toubabs avant tout le monde, cela est déjà vraiment gênant, quand on voit des patients presque à l'agonie lors de notre arrivée. Eux doivent attendre leur tour...
Merci au docteur béninois Gnaadja, qui, par ses conseils et ses connaissances, nous a guidé dans la médication à suivre, ainsi que le docteur chef du TCS, qui nous as indiqué la procédure de guérison. Finalement, le « p'tit frère » a éclairé notre lanterne sur le palu-falciparum, par un bref exposé complet, transmis le soir même par mail. MERCI à notre expatrié de Delémont !!!
Ce petit moustique est une véritable SALE BETE, il vous cloue n'importe qui au lit pour trois jours, voir plus si non traité, RIP.
C'est vraiment la bête noire de l'Afrique. Depuis, c'est aspergeage copieux, matin, midi et soir, plus nuit sous moustiquaire imprégnées et l'objet indispensable, la raquette électrique à moustiques de Federer, en espérant que, elle gagne plus que lui en ce moment....
  


jeudi 16 septembre 2010

En route pour le Burkina Faso.
Les 247km qui nous amènent au Burkina révèlent plein de surprises...Chemin connu jusqu'à San, car nous l'avons déjà parcouru pour venir à Mopti. Au poste de police de Kimparana la route se sépare. A gauche pour Bobo-Dioulasso et à droite pour Sikass, au Mali. Il y ajuste un problème: notre direction emprunte la plus mauvaise route, rouge, on ne sait pas bien si c'est une piste ou du goudron...Que faire? «  C'est tout bon, il n'y a que quelques trous. »nous dit le planton de police. Confiants nous choisissons ce chemin. On s' en mordra les doigts! C'est à  20km/h que nous parcourons les 65km qui nous attendent. Pas étonnant que nous ne croisions personne, pas un véhicule, pas âme qui vive. Juste de la végétation et du maquis. Bref la pire route que nous ayons prise en Afrique, pourtant une belle nationale sur notre carte!!! C'est à 19h que nous arrivons à la douane malienne où nous décidons de dormir à côté des routiers. Les postes frontières ça nous connaît , camping gratuit et animé!
Malo ne se sent pas bien. Mauvais présage... Il a les mêmes symptômes que sa soeur quelques jours plus tôt.
Réveil matinal, notre voisin part à 6h00 pour le Burkina. Les formalités se passent sans problèmes. On va directement à Bobo-Dioulasso. L'arrivée en ville est un immense chantier, plus de route, pas de déviation mise en place, de la boue et des tranchées partout !!! Heureusement que le guide du Routard nous indique que c'est la deuxième plus grande ville du Burkina. En fait, comme Le Burkina Faso fête les 50 ans de libération, toute la ville est refaite pour cette occasion. Sauf que cela aura lieu en décembre et que les travaux viennent de commencer, « y'a pas de problèmes, tout sera fini.. »!
Nous rejoignons un joli petit camping arborisé, bien tenu par un suisse, Gilbert Tessier, un genevois établi depuis plus de quinze ans à Bobo. La route qui se trouve à côté est très animée, 24h/24h du bruit, des travaux, des véhicules. Un soir, on est tous choqués d'entendre hurler une jeune fille qui se fait chahuter. Il y même les avions qui nous tombent dessus, comme dit Malo.
La malaria va nous bloquer quelques jours et nous prendrons du repos dans un hôtel pour la première fois de notre voyage. Bien que située au centre ville, L'Auberge est un petit havre de paix où nous avons aimé l'accueil chaleureux de la famille Saadi. Naïla et Malo tout heureux de retrouver une vraie salle de bain  avec baignoire, pardon, et une télévision! Il y a deux jolis chiots et des perroquets qui parlent. Naïla a fait un saut en arrière de surprise, la première fois qu'elle a entendu «  ça va? » du bec du perroquet !!.
Il pleut tous les jours un peu et parfois c'est le déluge. Quand enfin nous ressortons de notre chambre, pour autre chose que la pharmacie ou la clinique, c'est pour se retrouver coincés au musée de la musique!! Un torrent d'eau envahit la route, l'orage est si proche qu'on sent le souffle de la détonation. Le taxi du retour est à nouveau un pur spécimen africain: le système de freinage hydraulique est hors service, le chauffeur tire le frein à main si nécessaire et coupe même le contact. Cerise sur le gâteau, on a tous les fesses trempées et les gaz d'échappement nous reviennent dans l'habitacle  par le coffre!
Finalement après une semaine, nous choisissons de rattraper notre retard et allons directement à Ouagadougou, sans faire le détour par Banfora.

dimanche 5 septembre 2010

Au revoir Pays Dogon

Bandiagara-Mopti

Après ces quelques jours de piste, une petite réparation s'impose à nouveau: pose de nouvelles vis, soudées au châssis, puisque les anciennes ont été arrachées...
Sur la route de Mopti, nous profitons de visiter le village de Songho, connu pour ses rites initiatiques. En effet, tous les 3 ans, ce village accueille tous les jeunes garçons de 12 à 15 ans du Pays Dogon pour le passage dans la vie adulte, la circoncision. C'est au pied de la falaise, qu'ils sont réunis pour ce rituel et l'apprentissage de la Sagesse. Des dessins symboliques ornent le rocher, comme le serpent, le crocodile et ils sont réalisés selon les couleurs avec du sang, du charbon et de la craie. Aujourd'hui, la couleur rouge du sang est remplacée par une pierre couleur brique.
Une course est également organisée au bout du troisième jour pour récompenser les trois plus vaillants. A la clé pour le premier une terre, pour le second une épouse et pour le troisième du bétail.
Une autre grotte abrite une centaine d'instruments servant à chasser le mauvais esprit et soigner les malheurs touchant certains habitants.




C'est encore un village qui vit au rythme des traditions ancestrales, tout au long de notre balade, des enfants nous ont suivi, en nous donnant la main. Un petit qui avait une vilaine plaie, a demandé avec insistance qu'on lui désinfecte celle-ci, un autre avait comme habit une combinaison de ski.
Nous avons profité de distribuer des crayons gentiment offerts par Caran d'Ache. MERCI
A Mopti, direction la centrale de remplissage des bouteilles de gaz pour tenter de compléter notre bouteille espagnole. Après une heure de tentatives toutes plus osées les unes que les autres, comme tuyau d'arrosage mis bout à bout avec une attache pour bonbonne et mise sous pression au pistolet 20 bars, directement relié à la cuve sous pression...., nous finissons par acheter une nouvelle bonbonne africaine.
Départ ensuite pour le centre ville, mais inaccessible, car tout inondé et trop étroit. Le ciel s'obscurcit et en dix minutes, c'est la tempête, il fait noir, électricité coupée, la pluie tombe en torrent et nous rejoignons juste l'auberge Via Via à Sevaré, pour passer la nuit.



Pays Dogon

Sangha
Pour notre 2ème randonnée en Pays Dogon, notre guide nous emmène plus au nord de l' escarpement de grès ferrugi-sablonneux long de 80km. Le village de Sangha est atteignable par une piste de 45km, qui donne du fil à retordre à notre chauffeur...Il nous faudra 2h et quelques gouttes de sueur. Des petits barrages permettent l'irrigation des carrés  de culture. On y cultive essentiellement tabac et oignon. Le village est notre point de départ en haut du plateau. Un chemin  dans la roche permet de rallier Bongo situé sur un deuxième bord de la falaise.
 Le panorama est superbe, on distingue au loin une grande dune marquant la frontière avec le Bukina Faso. Des femmes, calebasse sur la tête, pieds nus font l'ascension en sens inverse...Le travail des femmes est rude: cultiver, récolter, vendre au marché (elles font souvent des dizaines de kilomètres à pied et chargées), faire la lessive à la main, pliées en deux sur leur bassine. On a essayé de battre le mil, autant dire que le repas ne serai jamais prêt rapidement ;) .
A travers des gorges étroites, on va du haut plateau vers Banani, un des villages de la falaise. Une belle cascade offre des piscines naturelles aux enfants.
Bananes plantains et pommes de terre au menu, on se régale. Quelques artisans vendent des objets traditionnels (n'oublions pas que cette région est un attrait touristique majeur pour le Mali).De belles sculptures et portes décorées, des objets de la vie quotidienne, tant de choses que nous admirons au détour des ruelles.

 Notre sympathique guide agrémente la journée de contes et récits du Pays. Chaque animal, dessin est un symbole important pour ce peuple qui pratique l'animisme malgré l'islamisation de ce pays. Les vieux ont une importance capitale et toutes les décisions sont résolues entre eux, maladie, culture, mésentente... Ils demandent l'aide du renard, qui vient les aider à résoudre les problèmes et au passage manger les quelques cacahuètes posée sur un sol où les familles sont dessinées dans le sable.

Au détour d'une grotte, des chants d'enfants résonnent...L' occasion de sortir nos crayons. Une petite main vient se glisser dans la notre et c' est toujours gentiment accompagnés que nous traversons les villages. Malo essaie de rouler un pneu avec un bâton, mais le garçon est bien plus adroit à ce jeu! Aujourd'hui il fait chaud, Naïla a vaillamment marché avec vertige, et fièvre. Quelle volonté!

Bandiagara et Pays Dogon

Pays Dogon
La trajet entre Djenné et Bandiagara nous offre un paysage magnifique et des villages caractéristiques de cette région du Mali. Rochers, cultures de riz et de mil, terrains arborisés, prairies inondées, souvent les deux côtés de la route sont reliés par un passage pour le trop plein d'eau. Un doux mélange de ces zones, tranche avec les cultures que nous connaissons chez nous.
Le pays Dogon est une région constituée de trois parties, le plateau, la falaise et la plaine. Quelques 800'000 personnes vivent encore hors du temps, sans électricité, sans véhicules à moteur, sans eau courante, dans les différents villages construits, pour les plus anciens, tout au long de la paroi rocheuse. Notre camp de base établi à Bandiagara, nous partons pour une première journée, destination Djiguibombo, village encore situé sur le plateau, que nous visitons avec notre guide, Sibiri. Grâce à ses magiques noix de cola, (pas celles de Coca, comme on le croyait) nous découvrons les différents lieux de vie, communs à chaque village. Les vieux raffolent de ces noix, véritable source d'énergie pour eux, mais au goût très amer. 
Les habitations, généralement rectangulaires, sont entourées d'un mur d'enceinte pour y garder le bétail et la basse-cour
Les greniers, surélevés, comportent pour ceux des femmes, 5 parties, au centre un cercle pour les bijoux, les 4 autres compartiments pour les épices et les récoltes. Les greniers des femmes sont plus petits et leur nombre correspond au nombre d'épouses de la maison, et comme l'a dit notre guide, « plus il y en a , plus il y a de soucis.... ».
Le grenier de l'homme, lui, contient la récolte de mil pour toute la famille et pour toute l'année.  
Les cases rondes, appelées « punulu » accueille les femmes en isolement pendant leur menstruation. Elles sont alors considérées comme « impures »et pourraient amener le mauvais esprit. On s'est dit que c'était peut-être l'occasion pour elles de se reposer, et bien non, elles doivent cuisiner pour toute la famille.
La toguna, couvert à toit bas, est construite selon des rites très stricts: huit piliers (en bois ou en grès parfois décorés) et huit couches de chaume. Elle sert de tribunal. Lorsqu'il faut débattre d'un problème, les villageois masculins se réunissent et discutent. Si le toit est si bas, c'est pour calmer les plus énervés qui auraient tendance à se lever dans un excès de colère.
Il existe également une case à palabres, comme le café du coin chez nous.
La route se corse un peu lors de la descente sur Kani-Kombolé, situé dans la plaine, les dernières pluies en ont , en effet, emporté une partie, mais cela passe. Par contre, nous sommes obligés de laisser le bus pour nous rendre à Teli, car l'accès relève d'un passage du Camel Trophy...
Ce village est composé de deux parties, le nouveau Téli, au pied de la falaise et l'ancien, carrément accroché aux rochers. Il a été construit par les Tellems, chasseurs de petite taille. On se demande parfois comment ils y accédaient, mais il semble que la végétation était alors plus dense.
La randonnée jusqu'à Ende est superbe, mais la chaleur nous oblige à prendre le taxi-brousse pour le retour.
Repas Dogon : riz sauce rouge et poulet bicyclette, soit un poulet fermier de chez nous après 3 mois de diète...


Djenné, ville mythique

Djénné
Pour arriver à la ville, il faut prendre le bac pour traverser le fleuve Bani (affluent du Niger) ce qui est surprenant, c'est que la route qui nous y amène s'arrête avant la plage d'embarquement.
En fait, le débarcadère varie en fonction du niveau de l'eau, et les départs sont effectifs que lorsqu'un certain nombre de véhicules sont présents. Le camion qui traverse avec nous, nous impressionne par la quantité de cartons et la hauteur de son chargement. C'est donc de nuit que nous entrons dans cette ville mythique, connue pour son architecture de banco homogène. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, c'est un véritable bijou que nous découvrons au matin.
C'est jour de marché, sur la place centrale, devant la grande mosquée, l'occasion de s'imprégner de la cuisine locale, poissons séchés, poissons fumés et roulés, beurre de karité, oignons, concombres et melons... Nous empruntons les ruelles sinueuses pour découvrir quelques un des 11 quartiers, les hautes maisons à frontons décorés, représentant le nombre d'enfants, les petites fenêtres en bois, style marocain, portes avec auvent pour garder la fraîcheur, venant d'une tradition sahalienne.
Et petite particularité de la ville, dans les maisons, les toilettes se trouvent à l'étage, au dessus de la douche!!! La grande mosquée est immense, superbe, imposante sur sa plate-forme surélevée. C'est un magnifique exemple d'architecture soudanaise, recrépie tous les ans. La base en briques rondes est recouverte de banco, mélange de terre, paille hachée, additionnée de balles de riz et d'un peu de beurre de karité pour renforcer l'étanchéité. Ce travail de ravalement donne lui à une immense fête, où chacun peut venir prêter main forte. Les traverses en bois de rônier, donnent cet aspect d' hérisson et permettent de poser les échafaudages pour l'entretien.   
Au détour d'une ruelle, nous entendons les élèves de l'école coranique récitant leur sourates, gravées sur des planchettes en bois; charmante poésie... Ici, tous les élèves vont à l'école coranique, mais pas tous ne fréquentent pas l'école française, d'où la difficulté de communiquer avec eux.
Toutes sortes d'ethnies comme les Bozos, Bambaras, Peules cohabitent pacifiquement, chacun de ces peuples possède sa propre langue et ses signes distinctifs. Les Peules sont tatoués autour de la bouche, les Bozos ont deux traits au coin des yeux... Les traditions sont encore très présentes dans cette ville, restée à l'écart des voies de communication rapides. On est sous le charme, cela restera une image forte de notre voyage.


jeudi 2 septembre 2010

La région de Ségou





Ségou
Route asphaltée,  à péage. On a trouvé le truc, il suffit de passer à l'heure de la prière et c' est gratuit! Le douanier nous fait juste un signe , sans lever la tête ni même s'arrêter de prier. Hommes et femmes sortent des mosquées, vêtus de beaux tissus .Les paysages sont verdoyants, il y a beaucoup d'eau partout. Une deuxième voie pour les mulets, longe notre chemin . Les charrettes avancent sagement pendant que le propriétaire, lui, fait la sieste! C'est pas le cas des cars et heureusement, car leur vitesse avoisine souvent les 100km/h. On joue donc au circuit pendant de long kilomètres rectilignes, car bien sûr, les transports publiques s'arrêtent à chaque village. On est bien contents d' avoir notre véhicule privé, faute de quoi mieux vaut avoir une bonne assurance vie!
Les maisons sont maintenant en banco, mélange de terre et de branches de mil. Pas d'angles coupants, tout est arrondis. Toits plats ou en paille. La vie s'organise au bord de la route vente des récoltes, lessive, cuisine, soudeurs...tout ce vend au détail et en petites quantités. Bouteilles d'essence fruits, boissons, sachets de thé, lessive... C'est normal car ils ont de peu d'argent, le salaire moyen est de 60'000 FCFA par mois ( Le francs CFA, communauté financière africaine, c'est la  monnaie courante en Afrique).Le problème ici c'est de toujours avoir de la monnaie sur soi car il ne peuvent pas rendre sur 10'000 FCFA c'est à dire 25 francs suisse. Heureusement la terre a de quoi nourrir son peuple mais des ONG sont présentes dans tout le pays pour financer des écoles, des dispensaires, des projets de recherches agro-alimentaire et bien d'autres.
Ségou est une petite ville tranquille où nous avons aimé admirer le coucher du soleil sur le fleuve Niger, voir le travail des pêcheurs et des potiers. Malo s'est presque cru à Pékin express en grimpant dans le taxi moto! Fabrication des bogolans, on a droit de faire notre propre tissu en y mettant nos messages grâce aux signes dessinés. Ronds, routes,lignes brisées autant de motifs géométriques ou abstraits qui représentent la vie de tous les jours. Tout est teinté naturellement, les dessins fait à l'argile. L'artisan a bien rit quand on lui a dit que nous, on la mettait sur la peau! Chez le couturier, on s'assoit et on attend que notre sachet à pain soit fait...10 minutes tout au plus.
On dort à l'hôtel de l'indépendance car au vu de la situation actuelle le camping sauvage est plus ou moins déconseillé. Le gouvernement français a passé le Mali en zone orange, on a même rencontré des touristes moyennement content d' être accompagnés de militaires armés assurant leur protection. Disons que nous n'irons pas plus loin que Mopti en direction du Sahel, région à éviter... Nous on se sent bien, les gens sont très gentils, calmes et accueillants.

mercredi 1 septembre 2010

Bamako et sa région



Bamako
C'est avec un grand ciel bleu que nous continuons notre route pour Bamako.
Après le poste à l'entrée de la ville, tous les 100m un dos d'âne, même les cars express sont très vite ralentis, au contraire des scooters qui font des bonds. Premier coup d'oeil sur le fleuve Niger. Capitale du Mali, près de 2 millions d'habitants, un choc entre deux mondes, moderne et traditionnel.
Des grands édifices, mais aussi un authentique marché avec tout son bric-à brac, des trottoirs bondés d'hommes et et de femmes proposants leurs services, cireurs de chaussures, coiffeurs, réparateurs de radios, couturières, mécaniciens. Justement ça tombe bien, on en profite pour régler notre problème de fuite.
Comme toujours 10 personnes au minimum qui regardent celui qui travaille, sous les ordres de Steph quand même!,et nous qui attendons sur les chaises amenées exprès. Et on fait "anibaruche", c'est-à-dire la causette! Un art de vivre en Afrique. Malo et Naïla sont très touchés par ce Nigérian, réfugié politique, battu dans son pays, qui grâce à des études supérieures s'exprime très bien en anglais. Il squatte dans un bâtiment détruit en rêvant d'aller en Irlande, ça aussi, c'est l'Afrique...
Au vu de la pollution, du bruit nous décidons d'aller dans un campement hors de la ville. Et c' est parti pour...les bouchons! Il y a autant de scooters qu'en Italie et ils ont même une voie spéciale le long des grandes avenues. Mais au carrefour, la pagaille! Tous les véhicules se retrouvent ensemble et les coup de sifflets des policiers ne servent à rien. Alors bonjour les chutes! Peut-être qu'en plus du cache-yeux qu'ils ont sur le nez et la bouche, des protections aux coudes et genoux seraient recommandées.
Le campement Kangaba(www.kangaba.com) est au bout d'une piste défoncée de 10km, mais cela en valait la peine. C'est pour nous l'occasion de rencontrer les villageois qui travaillent pour le camp. Steph admire le travail des sculpteurs et en profite pour donner des conseils aux menuisiers. Nous nous octroyons un jour de repos, petit cadeau d'anniversaire, car nous sommes  fatigués de nos dernières nuits mouvementées et des kilomètres avalés par notre chauffeur.